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Prénom Félix
Age 22
But du voyage Stages
Date de départ 02/06/2008
Nom Muller
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Durée du séjour 6 mois
Nationalité France
Description
Carnet de voyage - stage de 6 mois à l'UMR Ecologie des Forêts de Guyane sur la décomposition du gros bois mort
Note: 4,1/5 - 15 vote(s).

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 04-08-2008 -  Guyane française

Et une stagiaire de moins, une ! Carolin est repartie hier le 31 juillet en Guadeloupe avant de rentrer chez elle en Allemagne. Hier, c’était aussi le dernier jour de terrain pour François. Il repart en France lundi après-midi. Donc, à partir de la semaine prochaine, je me retrouve tout seul sur le terrain. Du coup, vu qu’il reste toujours autant de bois à porter, je n’irais sur le terrain que les jours où Jean-Mi, Bruno ou Jacques pourront m’accompagner. Ça tombe bien, faut que je commence à rédiger mon rapport de stage à rendre pour le 8 septembre !

Aujourd’hui, 1er jour du mois d’août, nous sommes allés à Cayenne avec François dans le but premier de rencontrer 2 personnes aperçues lors de la visite ministérielle à Paracou, à savoir la chef de service Forêt – Environnement à la Direction de l’Agriculture et de la Forêt de Guyane (une ancienne de Montpellier !) et le directeur régional de l’ONF. Nous partons très tôt de Kourou genre vers 7h car je dois d’abord passer au consulat du Surinam pour faire faire des visas à Hélène et moi vu qu’on y part en week-end lors du pont du 15 août. On a tôt fait de faire demi-tour… Une queue dingue nous attend devant le consulat ! J’y repasserais la semaine prochaine… Du coup, en attendant notre rendez-vous à la DAF, je montre Cayenne à François et nous faisons un peu de shopping. À la DAF, Bérengère nous a exposé l’organisation d’une infrastructure comme la DAF, nous a présenté son travail au quotidien, les grands dossiers sur lesquelles elle travaille, ses différentes équipes de travail… bref de quoi donner envie de travailler dans un tel établissement para-public ! Et pourquoi pas de tenter le concours de l’ENGREF après la 3ème année d’école d’ingénieur… ?

À midi, direction une « cantine » créole, le Bananier. Un peu de queue mais quel régal pour les papilles le tout à la plage de Rémire-Montjoly : fricassée de poulet, gratin de poisson, bananes frites… Baignade, lecture et petite sieste bien agréables à la plage avant de nous rendre à l’ONF en milieu d’après-midi. Où là encore c’est l’endroit rêvé où travailler… Certes, venant d’une école agro, ce sera un peu plus compliqué pour mois contrairement à François qui vient de la FIF. Mais bon, aux dires du directeur régional, il y a beaucoup de places pour les jeunes diplômés et les agros ont également leur mot à dire à l’ONF. Je vais pas vous exposer l’organisation de la gestion de la forêt guyanaise par l’ONF… Ça serait un peu compliqué, j’ai pas tout retenu, le plus simple est de dire que ça n’a rien à voir avec la forêt métropolitaine… OK, je m’échappe sur ce coup-là ! Désolé…

Dans la matinée, nous avons appris que dans la soirée se tenait un marché artisanal nocturne organisé par le Parc Naturel Régional de Guyane. Nous décidons donc de rester un peu à Cayenne. Le temps de visiter le jardin botanique de Cayenne (malheureusement sans aucune explication ni panneau indicatif…) et de déguster une glace chez Jo le glacier (le meilleur glacier de Cayenne…ben il vaut pas le glacier des 2 lacs à Kourou !), on passe pas mal de temps au marché artisanal qui vaut vraiment le coup d’œil. Jus de canne, confiture de cerise-pays, petits gâteaux créoles, prunes de cythère confites, fruits et légumes coûtants, chocolat artisanal, liqueur au cacao, artisanat créole, amérindien et Hmong… On fait quelques emplettes souvenirs mais surtout gastronomiques pour le week-end ! Retour sur Kourou dans la soirée. Mes collocs sont partis au Surinam et François et Benoît partent demain visiter les marais de Kaw. En gros, je suis tout seul sur le campus ce week-end ! Tant pis, samedi matin, bon p’tit déj à la créole, courses aux marchés et sur le retour arrêt au glacier de Kourou pour une délicieuse glace à la papaye et à la cacahuète… ! Pas grand’chose ce week-end : lecture, films et un peu de biblio pour le stage… Je suis en week-end tout de même ! Dimanche après-midi, notre promenade dominicale habituelle sur la plage de Kourou. Demain, lundi, départ de François et repérage de la parcelle 8 (le bloc Nord est fini ! J’attaque le bloc Sud ! Youpi !!!) avec Bruno et son cousin, le parrain du p’tit Rémi. Une nouvelle semaine commence !


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Ça y est… ! On aperçoit enfin le début de la saison sèche… Alors qu’elle commence habituellement au mois de juin en Guyane, on s’impatientait de ne pas la voir arriver (et accessoirement on se faisait saucer par la pluie en attendant !). A Paracou, rien de neuf, à part que les 2 stagiaires qui m’ont accompagné sur le terrain pendant quelque temps, Carolin et François, vont bientôt s’en aller (sniff…). Ils seront peut-être pas restés très longtemps mais n’empêche qu’ils m’auront quand même bien aidé tant sur le terrain qu’au labo et encore plus sur le terrain de la bonne humeur avec Onofé, Jean-Mi et consorts… !

C’est clair que le terrain est quand même très éprouvant encore plus maintenant que la saison sèche pointe le bout de son nez… Il fait très chaud même en forêt, il fait un peu moins humide même s’il pleut à grosses gouttes encore de temps en temps. Mes douleurs au genou n’arrangent pas vraiment le travail en forêt. Pour ceux qui ne sont pas au courant, je me suis fait opérer des ligaments croisés fin février. Et bien, certains jours, il n'a vraiment pas la grande forme... C'est pas histoire de dire que la santé, c'est important et tout le tralala ! Le problème, c’est que j’ai peut-être été un peu gourmand à travailler en forêt et à solliciter à outrance mon genou (si) peu de temps après mon opération. Théoriquement, seul le travail du genou dans l’axe (marche soft, natation, vélo) est toléré pour l’instant 4-5 mois après l’opération. Et à vrai dire, le travail en forêt, c’est pas de tout repos, ça ne peut pas vraiment être considéré comme de la marche soft vu le terrain accidenté, les racines et pierres humides, la marche en bottes dans les bas-fonds, de forts dénivelés mais surtout souvent 15-20 kg de prélèvements de bois sur le dos ! Mais je vous assure qu’il y a des semaines comment ça où c’est presque à me pourrir la vie et me foutre en l'air ma césure... Espérons que les séances de kiné hebdomadaires (2-3 fois par semaine), un rendez-vous chez un orthopédiste d’ici peu mais aussi du travail de bureau entre mi-août et fin août pour la rédaction de mon rapport de stage (ah tiens, je l’avais presque oublié celui-là… !) le reposeront un peu pour la suite de ma césure…

A Paracou, on observe toujours des animaux par ci par là : toucan, varan, serpent liane, matoutou, agouti, singe hurleur, tamarin, ara, hocco, agami, paca mais aussi (et surtout) des moustiques et heureusement moins fréquemment des guêpes. Aux dires de Pascal, le technicien permanent de Paracou, on en voyait beaucoup plus il y a encore quelques années. Pas une semaine sans croiser un boa constrictor ou même un jaguar ! Pascal nous a d’ailleurs proposé cette semaine de garder sa maison à Paracou vu qu’il doit s’absenter 2-3 jours pour un inventaire forestier vers Saint-Laurent en prévision de la construction d’une ligne à haute tension vers Apatou. L’occasion pour nous 3 (Carolin, François et moi) de dormir à Paracou dans un vrai lit… (habituellement, les chercheurs qui dorment à Paracou passent la nuit en hamac et bonjour les moustiques à Paracou !). Nous avons donc passés 2 nuits à Paracou. Pascal y loge toute l’année avec son épouse : chapeau ! Donc pas que j’ai trouvé le temps long pendant ces 3 jours, au contraire ! Mais ça doit pas être facile socialement tous les jours : on croise pas forcément beaucoup de monde à part les techniciens CIRAD qui viennent bosser ou encore les chercheurs qui vont un peu de terrain (il n’y a pas grand monde à part nous !). On a quand même passé 3 journées très agréables : après-midis pépères vu qu’on finissait le boulot vers 14h, on avait toute l’après-midi pour faire nos pesées, nos mesures d’épaisseurs, nos analyses sous ImageJ le tout en plein air… Le pied ! On en profitait ensuite pour bouquiner, se promener un peu en forêt, faire une bonne sieste ou encore aller se baigner à la crique la plus proche. Les soirées étant courtes (la nuit se couche très vite en forêt), on avait tôt fait de se mettre au lit !

A part ça, ces 2 derniers week-ends, j’ai vraiment rien fait du tout ! Le fait que je sois pas toujours sur la même longueur d'onde que les autres stagiaires du campus n'arrange pas vraiment les choses... Entre ceux qui restent pas très longtemps et qui font des trucs que j’ai déjà faits… Et les autres, là depuis plus longtemps, peut-être un peu plus blasés et plus difficiles à bouger… Parfois, j’ai même un peu peur de devenir une larve à plus rien faire les week-ends tellement je trime pendant la semaine ! Je crois surtout que ce qui me manque, ce sont de vrais compagnons d'aventure ne serait-ce que le temps d'un week-end. Y'a bien une stagiaire FRT bien sympatoche (Hélène big up !!!) mais elle alterne 3 semaines sur le terrain sans voir personne (à part des bananes du Maroni… no comment !) et 1 semaine à Kourou. Prochain week-end prévu avec elle : week-end du 15 août au Surinam. C'est déjà ça...! En tout cas, je suis vachement impatient que Karim (de ma promo à Montpellier) arrive fin août ! Ça me fera au moins un compagnon d'aventure, un vrai ! C’est aussi fait pour ça la césure mine de rien ! Un petit café du commerce avec soi-même… Tu te rends compte de ta façon de travailler, de t’intégrer dans une équipe de travail, de répondre aux exigences d’un patron (en l’occurrence mon maître de stage), d’organiser tes journées de travail mais aussi ton temps libre … bref un peu la façon dont tu envisages de bosser plus tard, aussi bien dans le fond que la forme ! Notamment la chose que m'a appris la césure : la recherche, c'est pas fait pour moi ! En tout cas, pas au vu de mes 2 derniers mois… Je le vois bien à la façon dont travaille mon maître de stage, Bruno. Beaucoup de travail de bureau pour lire de la biblio (arrrgh !!!), préparer ses cours à l’université, interpréter des résultats qu’il n’aurait pas même forcément récoltés lui-même sur le terrain, rédiger ses publications… On se fait peut-être de fausses idées sur le métier de chercheur à l’heure actuelle. Beaucoup d’entre eux n’ont pas le temps d’aller sur le terrain et font faire le travail de terrain à des stagiaires ou à des thésards. En plus, pour beaucoup, c’est un peu la course à la publi, c’est à celui qui publiera le premier, avant toutes les autres équipes étrangères travaillant sur la même thématique de recherche. Et enfin, venant d’une école d’ing, je me rends compte qu’en suivant ce type de formation, on est peut-être plus à même de trouver des solutions à un problème qu’on nous aura exposé. Alors que venant de la fac (beaucoup des chercheurs et des stagiaires du campus ont une formation universitaire), on est peut-être mieux préparé à poser un problème plutôt qu’à y apporter des solutions.

Bref, pour ce qui est de la suite après ma césure, je pense de plus en plus me spécialiser en 3ème année dans le développement agricole et rural par exemple pour travailler dans un parc naturel régional histoire d'aborder des problématiques à cheval (non pas dans l’équitation) entre l'agriculture et la vie en milieu rural (tourisme vert, maintien d'un tissu social dans les campagnes, circuits courts, labellisation des produits agricoles, AMAP, protection de l'environnement, accueil grand public...). J'y pensais déjà beaucoup avant la Guyane mais j'hésitais encore pas mal à poursuivre par une thèse après l'école histoire de voir un peu du pays ! Ben au moins, ça fait un dilemme de réglé ! Enfin pour l’instant…


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Des chiffres et des lettres...

 30-07-2008 -  Guyane française

Alors vous vous ennuyez "grave" en vacances, en stage (pas comme moi...;) ), au boulot, en césure, dans la maison de campagne de Tatie Danielle au fin fond de la France profonde ou encore à la plage du Petit-Travers en tentant de bronzer à l'unilatérale ?!?

Féfé, en bon fils spirituel de Laurent Romejko (je vous ai caché certains trucs sur mes aïeux), a peut-être trouvé une solution pour vous sortir de l' "ennui" estival ! Je vous propose un petit divertissement intellectuel histoire que vous vous creusiez un peu (pas trop quand même...) les méninges avant la rentrée...

Avis aux amateurs : des mots croisés sur les animaux de Guyane !

En plus, le jeu en vaudra la chandelle...
Eh ouais, les 4 premières personnes qui me renverront la grille complète (et juste accessoirement !) à mon adresse mail (mullerf@supagro.inra.fr) auront droit, dans l'ordre des réponses, à :

1) pour la première personne à me répondre juste, un gros souvenir de la forêt guyanaise (désolé SO, je n'envoie pas d'anaconda par la Poste !)

2) pour la deuxième, un petit panier gastronomique guyanais

3) pour la troisième, un mini-souvenir de la forêt guyanaise (idem pour les bébés anacondas...)

4) pour la quatrième, une carte postale personnalisée (eh ouais, je fais ça bien quand même --> par contre, oubliez pas de m'envoyer votre adresse !)


Soyez curieux, à vos crayons, l'important c'est de participer, bon courage, Féfé.

 

PS : Ci-dessous les indices (n'hésitez pas à faire quelques recherches biblio, c'est une grille de niveau confirmé...lol !). Pour voir la grille, cliquez sur "consulter le message" à la fin de ce message.

 


Horizontalement 1. Rouge ou noir, c'est un magnifique oiseau des étangs et des rivières.

Verticalement 2. Le singe hurleur.

Verticalement 3. Oiseau plongeur qui se nourrit de poissons.

Horizontalement 4. On l'appelle aussi maïpouri.

Verticalement 5. Poisson carnassier aux mâchoires redoutables, on le trouve dans la Comté.

Horizontalement 6. Le plus gros des rongeurs.

Horizontalement 7. Emeraude, arc-en-ciel ou constrictor...

Horizontalement 8. célèbre longicorne aux couleurs vives, personnage du carnaval...

Horizontalement 9. On le trouve parfois suspendu aux branches des arbres, il est célèbre pour sa lenteur...

Verticalement 9. Poisson carnivore, ses dents coupent comme un rasoir.

Horizontalement 10. Rongeur que l'on peut parfois observer le soir au bord des rivières.

Verticalement 11. Oiseau-mouche.

Verticalement 12. Reptile aquatique aux mâchoires redoutables.

Verticalement 13. célèbre papillon bleu.

Verticalement 14. Le redoutable félin de la forêt guyanaise.

Horizontalement 15. Le plus grand reptile de notre région, il aime chasser dans l'eau.

Horizontalement 16. Petit félin de la forêt guyanaise.

Verticalement 17. On l'appelle aussi le "gros bec".

Horizontalement 18. Avec sa carapace, c'est un étrange rongeur.


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Pour toute correspondance épistolaire !

 30-07-2008 -  Guyane française

A tous ceux qui souhaiteraient m'écrire une carte postale de leurs vacances au Cap d'Agde (ou autres...) ou de leur césure dans les steppes mongoles (no comment !), mon adresse en Guyane :

Félix Muller
Stagiaire à l'UMR EcoFoG - Campus Agronomique
Carbet Parcouri
97379 Kourou Cedex


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Du gratin à Paracou…

 21-07-2008 -  Guyane française

Un peu fatigués du week-end de rando sur le sentier Molokoï, la reprise du boulot mardi matin à Paracou a été quelque peu difficile… et c’est peu dire ! Nous commençons la semaine avec Bruno en repérant les arbres échantillonnés sur la parcelle 1, la fameuse parcelle 1, sans doute la plus ancienne et la plus belle parcelle de tout Paracou mais aussi la plus difficilement accessible à pied… Qu’à cela ne tienne, ça fait vraiment du bien de faire 1-2h de marche par jour, 5 jours sur 7 qui plus est ! Onofé étant parti en congé au Surinam pour y retrouver une de ses 2 femmes (les mœurs saramaka, que voulez-vous !), c’est Kwasie qui le remplace aujourd’hui et Richard à partir de demain. Carolin, après sa morsure de chien à la jambe sur le sentier Molokoï, n’a pas pu nous accompagner sur le terrain avant jeudi… après avoir cavalé à droite, à gauche (pharmacie, médecin, institut Pasteur) pour finalement se faire vacciner contre la rage qui est monnaie courante en Guyane…


Jeudi matin, en passant au CIRAD Forêt à Pariacabo récupérer notre matériel de terrain, nous retrouvons le labo sans dessus dessous… ! Nous avons été cambriolés dans la nuit ! Plusieurs écrans d’ordinateur et unités centrales ont été volés. Par chance, ils n’ont pas touché primo à mon matériel, deuxio aux machines à bois de Kesse, tertio aux dernières acquisitions du labo (microscope laser). La pluie rendant impossible le travail sur le terrain notamment avec la tronçonneuse, nous préférons ne pas aller à Paracou aujourd’hui ! Du coup, journée au bureau à regarder tomber la pluie et à initier Carolin à la mise à jour de la base de données et à l’utilisation du logiciel du traitement d’image… Vendredi, c’est le grand jour à Paracou ! Les techniciens ont redonné un coup de jeune à la station expérimentale (pistes, carbets, espaces verts aux alentours…). La raison ? La visite du ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, aujourd’hui en fin d’après-midi ! Au programme, montée sur la tour Guyaflux (projet INRA : mesure de flux de carbone entre biosphère et atmosphère) culminant à plus de 55m de haut au-dessus de la canopée, présentation des projets de recherche de l’UMR, discussion avec les acteurs locaux de l’agriculture, de l’agronomie, de l’environnement et de la forêt (ONF, DDAF, Parc national amazonien…). Comme nous avions terminé le travail sur la parcelle vers 13-14h (heure à laquelle les techniciens CIRAD terminent leur journée de travail…), nous avons attendu du ministre en faisant les mesure que nous effectuons habituellement au labo (pesée, mesure d’épaisseur, traitement d’image) et en donnant un coup de main à Bernard, directeur de l’UMR et Marie-Pierre, responsable comm’ de l’UMR à aménager le carbet où se dérouleront les discussions et l’apéro… ! Avant l’arrivée du ministre, ses éclaireurs l’ont précédé à Paracou : du beau monde, le directeur d’AgroParisTech (le campus de Kourou est un centre ENGREF, école interne d’AgroParisTech), le directeur national de l’ENGREF, le directeur du CIRAD Antilles-Guyane, le directeur de l’ENGREF Kourou, le directeur national Productions agricoles de l’INRA, le directeur régional de l’ONF… ! Arrivée un peu à la bourre, le ministre a finalement juste eu le temps de monter sur la tour Guyaflux avec quelques-uns de ses conseillers. C’est clair que ça a fait tout un foin pour finalement pas grand’chose… : à peine arrivée, déjà reparti, quelques mots par politesse et quelques poignées de main plus tard ! Par contre, ce qui était sympa, c’était de discuter (oh… pas longtemps !) avec ses conseillers ou encore avec les personnes citées précédemment…  Ce fut aussi l’occasion de faire un peu de promotion pour son école ! Habituellement, après le travail à Paracou, on baigne dans notre sueur toute l’après-midi dans nos vêtements de terrain. Visite ministérielle oblige, avec François, nous avions convenu de prendre une douche et de nous revêtir pour François d’un tee-shirt FIF (que certains préfèrent maintenant appeler Forêt Nancy Tech maintenant que ça fait partie d’AgroParisTech !) et pour moi de Montpellier SupAgro… FIF – Supagro SOLIDARITÉ !!! C’est d’ailleurs grâce à mon tee-shirt que j’ai fait une bien agréable rencontre à savoir une ancienne de mon école (promo 2000) qui est maintenant chef du service forêt – environnement à la DDAF de Guyane. Après quelques discussions sur la vie à l’Agro à Montpellier, elle m’a parlé longuement de son boulot à Cayenne, son premier poste à sa sortie de l’ENGREF (elle a poursuivi ses études 2 ans après l’Agro pour avoir le titre d’ingénieur GREF). Tout cela à l’apéro que le ministre a manqué, la faute à un retard sur un emploi de temps. C’est bon d’être un criquet : à nous les cocktails et les petits fours ! Fin de semaine chez le kiné pour changer… mais rassurez-vous mon genou va beaucoup mieux depuis cette semaine !
Samedi matin, départ pour Cayenne pour amener Carolin à l’institut Pasteur pour son rappel du vaccin antirabique. Par chance, le CIRAD nous a laissé une de ses voitures de service, vu l’urgence !  Départ vers 10h après une petite grasse mat’ qui se faisait attendre depuis plusieurs week-ends ! Après un passage éclair à l’institut Pasteur, nous nous rendons avec Carolin, François et Benoît au marché de Cayenne (c’est leur première fois au marché donc on a pris le temps d’en faire tout le tour) puis aux alentours de 13-14h, direction la plage des Salines à Montjoly. Encore un classique lorsque l’on est à proximité de Cayenne ! Malheureusement, il est un peu tôt pour voir des pontes ou des éclosions de tortues-luth d’autant plus que la marée haute est prévue à 2-3h du mat‘… ! Tant pis, de toute façon, on a déjà eu notre dose à Awala… Retour sur Kourou, fatigués par la chaleur, le vent et le sel ! Le lendemain, départ en fin de matinée pour la rando dominicale de tout kouroucien qui se respecte à savoir la Montagne des Singes, une petite montagne de 170m d’altitude à proximité de Kourou et qui, à son sommet, livre un magnifique panorama sur la ville et ses environs (îles du Salut, musée de l’espace, montagne des Pères, base de lancement Ariane…). La rando est sympa et facile, ce qui est bien agréable surtout pour un dimanche après-midi ! Forêt magnifique avec des arbres remarquables, notamment un saint-martin jaune et un grignon franc, tous 2 monumentaux. Sur la descente, petit sentier botanique qui remet les idées en place avant le retour au boulot lundi matin… !


PS : Bonne nouvelle du week-end ! Mon maître de stage est devenu papa pour la 2ème fois ! C’est un petit garçon et il s’appelle Rémi… Toutes mes félicitations aux parents et à la grande sœur, Jeanne !


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Un kilomètre à pied, ça use, ça use…

 15-07-2008 -  Guyane française

Cette semaine, avec François, nous attaquons vraiment les choses sérieuses à Paracou. Nous avons terminé les prélèvements sur la parcelle 5. Nous changeons de bloc pour commencer à prélever sur les parcelles 1 et 3, les plus difficilement accessibles de Paracou : 30-45 min de marche pour y accéder, alors je vous raconte pas chargés comme des mulets avec 20-25kg d’échantillons de bois dans les sacs à dos… ! Le technicien qui nous accompagne depuis le début de la phase de terrain, Onofé, part en congé la semaine prochain pour retrouver sa famille au Surinam… alors il nous parle un peu de son pays histoire de se donner un peu de baume au cœur… Les 3 semaines de terrain dans les jambes se font tout doucement sentir ! Mais quel bonheur de marcher en forêt quasiment tous les jours de la semaine (alors que les autres stagiaires restent cloîtrés au campus : oui, je sais, je suis un gros veinard !), n’empêche que ça devient quand même un stage « hygiène de vie » : réveil matinal, 4-5 h de marche en forêt (bon, on pourrait plutôt parler de promenade mais tout de suite ça le fait moins… !). Dommage qu’on manque parfois de monde sur le terrain pour nous aider à transporter tous ces échantillons. Jean-Michel est un peu dispo ces temps-ci : il échantillonne des termites à d’autres endroits (Saint-Elie, Petit Saut…). Heureusement, Carolin, une stagiaire allemande en Erasmus à l’Université Antilles-Guyane, vient nous donner un coup de main pendant 2 semaines et demi : elle est arrivée vendredi.


Lundi soir, décollage d’Ariane 5 sous un orage de… grêle. Suis rentré trempé, mon appareil photo avec ! Par chance, il a survécu au déluge ! Du coup, le petit apéro improvisé avec Bruno et sa petite famille que j’ai croisé en allant à la plage pour assister au décollage, a lui aussi été écourté par la pluie ! Bon, en 6 mois, j’aurais encore le temps d’en voir plus d’un… paraît même qu’à force qu’on s’en lasse… En soirée, on a fait un apéro de départ de Mauricio, mon colloc colombien qui va terminer son stage sur Jacaranda en France à l’UMR AMAP à Montpellier. Malheureusement, j’ai pas pu veiller trop longtemps vu que mon réveil sonne tous les matins à 6h ! Dur, dur en semaine de faire des folies jusqu’à pas d’heure… Mauricio étant parti, c’est Benoît qui prend la relève… Mieux vaut toujours être 2 à Parcouri, ça divise le loyer par 2 ! Avec François et Bruno, nous avons décidé mercredi de faire une pause dans la semaine de terrain pour discuter de la manière dont nous allions commencer à centraliser toutes les données récoltées sur le terrain et au labo. Pour l’instant, ça se limite à une grosse base de données sur Excel, assez impressionnante, pour preuve, nous avons mis une journée à rentrer dans les données recueillies en 2 semaines et demi ! Cette base nous permettra ensuite de travailler plus facilement sur des logiciels comme R par exemple. Nous avons également commencé à apprivoiser le logiciel de traitement d’image pour déterminer la surface (et ensuite le volume) des prélèvements de bois à partir des photos prises sur le terrain. Du coup, le matin, c’est prélèvements à Paracou et l’aprém, à Pariacabo, c’est mesures au labo et mise à jour de la base de données…


Vu que le week-end qui s’annonce est rallongé avec le 14 juillet, nous nous sommes mis en tête de faire le sentier Molokoï à Cacao, le plus long itinéraire pédestre balisé de toute la Guyane, 18km de rando à travers la forêt tropicale. La rando se fait en 2 jours (ou en un seul pour les plus courageux… : 11h de marche !) avec nuit en carbet – hamac à mi-chemin. La nuit de samedi à dimanche étant complète au carbet-refuge, nous décidons de faire la rando dimanche et lundi. Tant pis si la reprise du boulot mardi matin risque d’être un peu hardos… on est jeunes ! Samedi, du coup, c’est repos pour tout le monde, en tout cas pour les gens qui feront la rando : Hélène, Carolin (arrivée la veille de Guadeloupe), Olivier, François et moi. On a quand même trouvé la motivation pour aller au marché aux fruits et légumes et aux poissons samedi matin histoire de montrer Kourou aux stagiaires nouvellement arrivés, Carolin et Benoit. Aprèm pépère : petite sieste réparatrice après la semaine de terrain, préparation du sac à dos et pour finir petite promenade sur la plage avec Hélène et François (ou la quête en vain d’une portion de plage à Kourou où se baigner sans vase… !). Dimanche matin, départ très matinal vers 6h (après moultes péripéties du genre le briquet d’Olivier, l’appareil photo d’Hélène, le passage au distributeur de billets pour Carolin… !). De toute façon, on a prévu large : il faut 2h30 pour aller jusqu’à Cacao où nous pensons faire un tour au marché et visiter le musée d’entomologie. Donc, on est pas (trop) pressés ! Nous arrivons à Cacao vers 8h30-9h… nos calculs étaient donc justes ! Cacao est un village Hmong comme Javouhey visité la semaine dernière. Le dimanche, jour de marché hebdomadaire, est le jour le plus animé de toute la semaine. Mieux vaut donc aller à Cacao pour la promenade dominicale parce que sinon c’est un peu mort. Vu que nous faisons la rando dans le sens Cacao – auberge des Orpailleurs (on peut aussi la faire dans l’autre sens.) et que le départ se situe juste à côté du village, on en profite pour faire quelques emplettes au marché (fruits, légumes et broderies Hmong), faire le tour du village (montée à l’église), visité le musée du Planeur bleu (au départ, musée d’insectes, papillons, mygales… qui abrite aussi maintenant des souvenirs du bagne, de l’artisanat traditionnel samaraka et amérindien, des vieux billets de banque guyanais… vraiment très intéressant !), prendre notre casse-croûte de midi au marché (la désormais célèbre soupe Hmong !) un peu engloutie au lance-pierres vu qu’on a pris un peu de retard sur notre timing… Nous laissons la voiture à l’auberge Quimbé Kio et commençons à marcher vers 11h30. Le carbet-refuge s’atteint en 4-5h de marche et 8.5km de sentier après une montée progressive jusqu’à 376 m d’altitude puis une descente vertigieuse (et assez casse-gueule c’est le cas de le dire !) en fin de parcours. Au final, nous avons marché 3h-3h30 à un bon petit rythme, faut dire que marcher en forêt tropicale n’a vraiment rien à voir avec la rando en métropole : racines aériennes, lianes, humidité, température ambiante, racines glissantes, rivières à traverser ! Alors avec mon genou, je vous raconte pas… Je suis sur le qui-vive en permanence ! Le kiné à Kourou m’a prescrit ne genouillère un peu plus costaud pour Paracou et la marche en général, du coup en m’aidant d’un bâton pour la descente, ça m’a bien soulagé ! Malheureusement, durant ce 1er jour de marche, nous n’avons pas pu observer grand’chose question faune sauvage peut-être l’heure tardive de départ et la fréquentation humaine du sentier. Tant pis, la récompense est tout de même au rendez-vous à l’arrivée au carbet : petite crique juste à côté de quoi se rafraîchir ! Bon, on sera pas seul mais au moins on a de la place sous le carbet (les 8 stagiaires du centre spatial auront préféré la technique roots avec le hamac accroché entre 2 arbres sous une bâche… !). Aprém glande au carbet vu qu’on est arrivés tôt histoire de ne pas se faire avoir par la nuit tombante… En soirée, bonne salade de riz concoctée par Hélène et chamallows au briquet faute d’avoir réussi à allumer un feu faute de bois sec (scout toujours qu’ils disaient… !). Nous nous couchons (20h30 – 21h) car une grosse journée de marche (5-6h pour 9.5km de sentier) nous attend le lendemain. Effectivement,  réveil aux aurores lundi matin, jour de fête nationale, ptit déj’ vite envoyé, campement vite remballé et départ à 7h30 en espérant voir un peu plus de bestioles que la veille ! Certes, certains auront vu une mygale terrafossa, d’autres des empreintes de jaguar ou des chauve-souris mais rien de bien plus spectaculaire… hélas ! Les courbatures de la veille se font tout doucement ressentir et la fin de la journée de marche vers 11-13h est difficile d’autant plus que le parcours n’est pas des plus reposants : 2 grosses montées coup sur coup pour commencer la journée puis pour finir la traversée d’un bas-fond très humide avec un treillis de racines humides qui a rendu notre progression très difficile. Nous arrivons à l’auberge des Orpailleurs vers 13h30. Nous aurons donc marché entre 4h30 et 5h de temps ! Beau chrono ! Dommage que, sur la fin du parcours, Carolin se soit fait mordre par un chien. Et en Guyane, qui dit morsure de chien, dit vaccination antirabique sous peu… ! Affaire à suivre donc ! Par contre, la grosse ondée tropicale juste avant l’auberge nous a bien rafraîchi même si elle nous a trempés jusqu’aux os ! A l’auberge, casse-croûte : couac / sardines, un classique en Guyane pour tout randonneur qui se respecte… Pour le retour en voiture (pour mémoire, nous avions laissé notre voiture à Cacao et l’auberge des Orpailleurs se trouve à 22km de Cacao), nous avons eu la chance de croiser au carbet-refuge 2 personnes qui faisaient le sentier dans l’autre sens et qui, arrivant à Cacao, se demandaient comment ils allaient retourner à leur point de départ. Malins comme des singes, nous leur avons proposé d’échanger nos clés de voiture. Comme ils sont  arrivés plus tôt que nous le lundi à Cacao, ils nous ont ramené notre voiture à l’auberge des Orpailleurs (nous avions leurs clés de voiture en caution au cas où…). Retour sur Kourou vers 16h30-17h tous trempés et exténués par ce week-end mine de rien très physique mais ô combien agréable et dépaysant ! Après une douche et une lessive bien méritées, courte soirée car demain, point de grasse mat’ salvatrice, c’est « 6h du mat’, les stagiaires s’éveillent ! » (sauf Carolin qui ira à Cayenne se faire vacciner contre la rage.)


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Il était une fois dans l'Ouest !

 10-07-2008 -  Guyane française

« Dehors les magasins fermés, ruelles de western donnent au quartier des allures de villes-fantôme, une botte de foin qui roule, balayée par le vent, y manquerait plus que l’harmonica lancinant d’Ennio Morricone. » Non, non, vous n’y êtes pas du tout… Ce n’est pas un remake de « Il était une fois dans l’Ouest ». Quoique, en Guyane, on se croirait parfois en plein far-west : des cowboys (les gendarmes),des mercenaires (les légionnaires), des chercheurs d’or, des indiens (amérindiens je précise…), des règlements de compte,  les Dalton (les anciens bagnards), du rhum, des femmes… bref, vous voyez le tableau… !


Dimanche matin très matinal puisque je m’émerge aux aurores pour assister au lever du soleil. Hélène qui a été encore plus matinale que moi (non sans avoir essayé de me sortir des bras de Morphée) a eu la chance d’observer encore une ponte et une éclosion de tortue luth à la lumière du jour… Avant le petit déj’, baignade à la fraîche… Que du bonheur ! Après un petit déjeuner Leader Price, nous séparons le groupe en 2 vu que certains préfèrent profiter encore un peu de leur hamac et de la plage ! Nous partons avec Hélène, Benoît et François en direction de Javouhey pour le marché Hmong.


Les Hmong sont des réfugiés politiques laotiens arrivés en Guyane dans les années 1970. C’est pour avoir servi dans les rangs de l’armée française pendant la guerre d’Indochine puis les Américains pendant la guerre du Vietnam qu’ils ont longtemps été persécutés dans leur pays car considérés comme traites par les communistes. En 1975, ils quittent le continent asiatique via la Thaïlande (cacédédi Zév’ !) : certains se réfugient alors en France. En 1977, une centaine de familles Hmong arrivent en Guyane et se voient proposer par le conseil général de s’installer à Cacao ou encore Javouhey pour se consacrer à l’agriculture. Aujourd’hui, les Hmong produisent l’essentiel des fruits et légumes de Guyane. Le contraste avec les autres villages guyanais est assez saisissant : pour le coup, on se croirait vraiment sur le continent asiatique ! Javouhey est intéressant à visiter le dimanche, jour de marché hebdomadaire. En gros, le topo : des Hmong, un marché et pas mal de touristes ou de guyanais en promenade dominicale ! Mais le détour vaut le détour (c’est le cas de le dire… !) au vu des produits proposés sur le marché : des fruits et légumes à prix coûtant, des broderies traditionnelles et enfin plein de spécialités asiatiques (beignets à la viande, beignets de crevette, boules de soja, fleurs de lotus, nems…). Sans oublier la succulente soupe chinoise : un bouillon avec des germes de soja, de la menthe, du bœuf, du porc, des crevettes, de la sauce pimentée, du nuoc man… Hyper bourrative mais à se lécher les babines ! Nous goûtons d’autres trucs au hasard : beignets à la viande délicieux mais déjà un peu de mal avec les boules de soja… De toute façon, nous étions là pour goûter ! Nous ne nous attardons pas trop pour arriver avant midi à Saint-Laurent du Maroni d’autant plus que nous nous rendrons à Cacao, autre village Hmong, le week-end prochain.


Sur la route pour Saint-Laurent, nous nous arrêtons chez des sculpteurs sur bois saramaka. Je fais pour l’instant juste quelques repérages histoire de comparer les prix et la qualité des sculptures. J’aurais encore l’occasion de repasser faire mes emplettes d’ici fin novembre ! Arrivés à Saint-Laurent, nous passons rapidos à l’office du tourisme pour avoir confirmation de la visite guidée du camp de la Transportation dans l’après-midi. Avant la visite du camp prévu à 15h, nous visitions le centre historique datant de l’époque « coloniale ».  Ce n’est pas pour rien qu’on appelle ce quartier le « Petit Paris » ! En effet, à partir de 1853, cette ville va accueillir le bagne le plus important de Guyane. Au total, près de 70 000 bagnards (dont près de la moitié aura payé du prix de leur vie !) auront séjourné au bagne de Saint-Laurent jusqu’à sa fermeture dans les années 1950. Chaque jour, à 6h, les bagnards partent au travail : travaux d’intérêt général pour les bagnards de Saint-Laurent (entretien des rues, curage des caniveaux, travaux de domestique…) et travaux forestiers pour les bagnards des camps forestiers aux alentours de la ville. Peu de bagnards de Saint-Laurent sont morts pendant leur séjour au bagne, ils étaient plutôt bien traités : nourriture équilibrée, rhum, vin, petite rétribution  mensuelle… Par contre, les bagnards transférés à la prison du bagne pour mauvais comportements envers les gardiens du bagne ou les habitants de la ville étaient au régime pain sec et eau. Les conditions d’emprisonnement étaient déplorables, à plus ou moins grande échelle selon l’importance du délit : cellule individuelle ou collective (à 80…), cellule sans toit, 22h enchaînés, mise au fer, mise au cachot (cellule sans lumière) ! Pour certains, le tribunal maritime allait jusqu’à demander la peine capitale… Au total, 40 exécutions auront lieu à Saint-Laurent. Le bagne aura notamment accueilli : le célèbre Papillon (qui a inspiré le film : cependant, l’autobiographie de ce bagnard a fait couler beaucoup d’encre, peu des faits relatés dans le livre sont réellement arrivés au bagnard en question), Seznec, Dreyfus… La visite guidée de la prison du bagne fait vraiment froid dans le dos ! Tout en sachant que cette partie n’était réservée qu’aux bagnards ayant mal agi avant ou après leur libération. Et ils étaient malheureusement nombreux ! Pas facile de recommencer une nouvelle vie après le bagne et avec toutes les tentations du monde extérieur (sex, drug and rock’n’roll si on veut !). Par contre, il est vrai que la visite du camp en lui-même est moins pesante, certainement parce que les conditions d’emprisonnement étaient un peu meilleures. Les bagnards attelés aux travaux d’intérêt général dans Saint-Laurent allaient jusqu’à être garçon de famille dans certaines familles, pour dire la confiance que les habitants avaient pour les bagnards ! La richesse architecturale s’explique bien sûr par la présence du bagne : bâtiments de l’administration pénitentiaire, instances juridiques, bâtiments administratifs (perception, ponts et chaussées, postes, douanes…) dans le plus beau style colonial fin 18ème – début 19ème siècle ! C’est vrai qu’on se croirait pour un peu sur un boulevard haussmannien dans la capitale, la chaleur et les palmiers en plus !


Nous quittons Saint-Laurent vers 17h30. A peu près 2h30 de route jusqu’à Kourou avec une rencontre plus que sympathique… ! Un anaconda de 5-6 m de long rencontré au bord de la RN ! Plusieurs voitures se sont arrêtées pour voir la bête ! Vraiment impressionnante comme bestiole et pas du tout agressive envers l’ Homme… Belle preuve de la bêtise humaine : un habitant d’un hameau tout proche a préféré sortir son fusil et tué l’animal à bout portant alors qu’il ne présente aucun risque pour les hommes ! C’est pas avec les 4 gardes-chasse de la Guyane qu’on limitera ce genre de massacre tragique ! C’est pas tout mais demain une nouvelle semaine de terrain du tonnerre de Dieu… à Paracou bien sûr !!!


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Awala voilà...

 08-07-2008 -  Guyane française

Fin de semaine « sympathique » avec pour bien entamer le week-end, un ptit apéro chez Bruno mon maître de stage pour fêter la validation de la thèse de Fabien… Au programme : open champagne, cocktail au gingembre, beignets de crevette, salade chinoise (du chou et… du chou et plein d’autres légumes !), toasts végétariens… Bref, de quoi bien se remplir la panse après avoir mangé du couac (farine de manioc réhydratée avec de l’eau et du jus de citron vert ~ taboulé à agrémenter à sa guise avec des sardines, du thon, des légumes…) tous les midis lors de la pause casse-croûte à Paracou ! Même si François et moi n’avons pas fait long feu à l’apéro un peu fatigués par la semaine de terrain, cette soirée fut l’occasion de voir un peu de monde du campus vu qu’en semaine on part très tôt sur le terrain et on revient « tard » du labo bois… Etaient surtout présents les potes thésards de Fabien et Lilian du CIRAD et Bruno qui vont certainement encadrer sa thèse.


Le lendemain matin, un peu mal à décoller alors que le programme du week-end s’annonce corsé notamment en termes kilométriques ! Aujourd’hui, direction l’Ouest guyanais, départ prévu dans la matinée pour pouvoir flâner sur le chemin et arriver en soirée à la plage d’Awala-Yalimapo. Après de nouveaux déboires à l’agence de location (ah la Guyane des fois je vous jure !), on décolle finalement vers 10h30 de Kourou après avoir fait quelques courses. Etant donné que ce week-end, on a prévu un road-trip à 9 personnes, faut prévoir l’intendance en conséquence… ! Je fais partie du premier équipage qui part dans la matinée. L’autre voiture nous rejoindra dans la soirée directement à Awala. Il pleut des cordes au départ de Kourou… Espérons qu’il fera un peu meilleur dans l’Ouest !


Et c’est parti pour un week-end de folie ! Avec Paulette aux pédales et DJ Mauricio aux platines, nous prenons la direction de Sinnamary. Nous nous arrêtons rapidement puisque le marché hebdomadaire touche à sa fin. Juste de quoi s’acheter quelques fruits pour la route et le pique-nique de midi et on repart non sans avoir vite fait le tour du village et de quelques magasins de souvenirs (sculptures en bois…).  Plusieurs anecdotes au sujet de Sinnamary : au 18ème siècle, après la colonisation désastreuse de la région de Kourou (épidémies de fièvre jaune…), des rescapés alsaciens (Elsass forever !) et lorrains furent installés dans ce village. Sinnamary s’apprête bientôt à accueillir le lanceur russe Soyuz après s’être fait remarquer en accueillant l’émission de télé-réalité Première compagnie (oui, la classe, la grande classe… :) ).


Non loin de Sinnamary, nous piquons une tête à la crique Canceler dont j’avais déjà pu apprécier le cadre après notre balade en canoë aux Pripri de Yiyi. Après cet arrêt ô combien rafraichissant (la température ayant repris quelques degrés vu que le soleil a refait son apparition), nous reprenons la route pour Iracoubou. Le trajet en voiture n’a vraiment d’extraordinaire : de longues lignes droites monotones en 2 x 1 voies (paie tes dépassements de 38t !), les paysages sont également un peu répétitifs même si on dénote quelques différences de temps en temps : parfois, de la forêt « vierge » à perte de vue puis des plantations de résineux (et ouais !) ou encore des paysages de marais savanes ou de savanes tout court ! A Iracoubou, on découvre les joies des barrages routiers, en gros un barrage de la gendarmerie qui arrête toutes les voitures sans exception… Heureusement, on n’y passe pas que pour ça mais aussi pour son église et ses peintures murales. D’inspiration naïve, elles ont la particularité d’avoir été peintes par un bagnard longtemps resté anonyme. Elles couvrent le moindre cm²  dans l’intérieur en bois de l’église.

De retour sur la RN1, nous nous arrêtons rapidement à la crique Morpio envahie tous les week-ends par les baigneurs et par les Jacky fans de tuning prêts à tout pour polisher à l’œil les Golf TDI avec l’eau de la crique… (véridique !). Nous prenons ensuite la direction de Mana. Pour la première fois, les paysages changent de façon plus marquée : la route longe assez rapidement après la bifurcation avec la RN1 d’immenses rizières à perte de vue. Nous atteignons la bourgade de Mana. On se gare à proximité de l’école primaire : malgré nous, on entend tout de l’apéro de fin d’année des enseignants, ça chante, ça s’applaudit…ah elle est belle l’éducation nationale (non, je déconne, ils ont bien le droit de décompresser eux aussi !). Mana a connu une période vaste au début du 19ème siècle à l’époque où les sœurs de Saint Joseph de Cluny et notamment la mère Anne-Marie Javouhey décidèrent de mettre en valeur le village avec l’aide de 477 esclaves affranchis : cultures de la banane, du manioc, du café, du tabac, de l’indigo… La prospérité de Mana suscite rapidement la jalousie des colons et servit d’argument aux défenseurs de l’abolition de l’esclavage. Nous flânons ensuite un petit peu au bord du fleuve Mana : dégustation de glace et bain de soleil en ce début de soirée fort agréable !


Notre rendez-vous avec l’autre équipage approche à grand pas, aussi nous rejoignons rapidement la plage d’Awala-Yalimapo. Nous dormirons à l’auberge de jeunesse de ce village amérindien en mode « nuit en hamac à 5€ » (on prend rapidement l’habitude, je vous assure !) . Nous arrivons les premiers, le temps d’installer nos hamacs (on devient vite spécialiste ès nœuds et autres cordages), et de profiter de la plage (apparemment la plus belle de Guyane… manque juste quelques cocotiers et qu’elle soit à peine plus large). Comme souvent en Guyane, l’eau est chaude, brune, pleine de débris naturels et peu salée… mais bon, c’est déjà ça ! Au moins, ici, on peut se baigner pas comme à Kourou… Les belles plages en Guyane, ça se déplace au gré des marées, de l’érosion éolienne, de l’avancée des marais et des zones humides… Bref, trêve d’explications pédo-climatiques, la plage d’Awala vaut encore le détour donc on profite ! La nuit tombe rapidement, c’est l’heure à laquelle on comprend l’intérêt de venir sur cette plage entre avril et juillet.

Ce site est en effet l’un des plus importants sites de pontes de tortues marines de tout l’Océan Atlantique (13 à 19000 pontes par an). Et c’est qu’elles font pas ça en catimini, non, non, elles font ça à la chaîne tant au niveau des pontes que des éclosions. En ce moment, c’est la fin de la période des pontes et le début des éclosions. En une soirée, nous avons du assister à la lumière du soleil couchant puis de la lune (les tortues n’aiment pas qu’on éclaire à la lampe de poche, ça les déoriente dans l’espace et elles ne retrouvent plus l’accès à la mer…) à une demi-douzaine de pontes de tortues luth et à une dizaine d’éclosions de tortues luth et vertes ! Grand moment d’émotion… Bon, j’ai trouvé les éclosions plus impressionnantes à Rémire-Montjoly parce qu’elles étaient plus nombreuses à éclore d’un coup et que la luminosité était meilleure… Mais par contre, les pontes de tortues luth m’ont subjugué ! Des bêtes de 600kg et de 1.6m de long traversant tout l’Océan Atlantique, bravant les mers… pour revenir 3-4 fois par an au même endroit pour pondre ! Et je vous raconte pas le cérémonial... Comptez bien 2h de spectacle ! D’abord, Madame Tortue creuse son trou sur la plage suffisamment haut et profond pour éviter l’inondation de la ponte même si les œufs sont waterproof, ensuite elle rebouche son trou et fait semblant de creuser un trou un peu plus loin pour égarer les prédateurs (oiseaux, chiens errants, humains peu scrupuleux…). Nous avons croisé des bénévoles du CNRS qui réalisent des suivis de tortues luth : pendant la ponte, ils prennent des mesures (longueur, poids) et font une prise de sang. Après avoir assisté à une ponte de tortue luth dans sa totalité, nous retournons au carbet idéalement placé juste à côté de la plage pour un « chamallow grillé » party au feu de bois (allumé par mes soins, on sent le boy-scout qui a du vécu… lol). Vers 22-23h, nous refaisons un tour sur la plage pour assister à encore quelques pontes et éclosions mais les moustiques ont eu le dernier mot… Puis direction le hamac pour une nuit ô combien méritée !!!

Au fait, un grand merki à Hélène (présidente d'honneur de l'amicale des retraités de la FIF) pour ses photos d'Awala...sans rancune !


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Et c’est reparti pour une 2ème semaine de terrain à Paracou… Avec 2 évènements de taille, 1) l’arrivée de François, élève FIF 1ère année qui m’aidera pendant 5 semaines et 2) on a fini notre 1ère parcelle !!! YES !!! Lundi, vu que j’étais le seul à pouvoir aller sur le terrain (et ce après avoir lâchement abandonné par Jean-Mich et mes 2 maîtres de stage… non je blague, ils ne m’ont pas abandonné !), je suis resté sur le campus pour faire de la biblio et mettre en forme les données récupérées la semaine dernière… C’est ce jour-là que je me suis rendu compte (malgré moi) de mes 2 premières grosses gaffes du stage (espérons les dernières !) :

1) Au labo bois du CIRAD, je fais sécher à l’étuve des rondelles de bois de plusieurs kg que j’ai prélevés sur des arbres morts à Paracou. Je les pèse une 1ère fois à l’état "brut de décoffrage" puis après un séjour de quelques jours à l’étuve. Vendredi (peut-être le départ en week-end imminent approchant), j’ai mal réglé la température d’une étuve. Je l’ai réglé à 250°C ! Alors qu’en temps normal, on sèche le bois à 70-80°C grand max ! Par chance, le courant alimentant cette étuve est coupé pendant le week-end ! Mais lundi matin, une fois l’étuve remise en marche, les rondelles de bois ont pris feu… Heureusement que l’étuve n’a pas tourné pendant le week-end, un peu plus et un labo du CIRAD aurait peut-être cramé par ma faute ! Qui a dit que j’étais maladroit ???

2) En mettant en forme mes données de terrain lundi aprèm, je me suis rendu compte que j’ai malencontreusement perdu toutes les photos prises la semaine dernière… Un peu emmerdant vu que j’utilise ces photos pour déterminer la surface des prélèvements effectués sur le terrain grâce à un logiciel qui compte le nombre de pixels de la surface en question (La classe quoi ! Je deviens un vrai geek !). Par chance, j’ai découvert un logiciel qui permet de récupérer les données perdues et effacées par erreur sur un disque de son ordinateur, en l'occurence la carte mémoire de l’appareil photo… Ouf !

Une fois les gaffes du staguyaire réparées, la semaine à Paracou s’est terminée normalement : pas d’attaques de bêtes sauvages ou de chutes d’arbres plus que centenaires… Peut-être la semaine prochaine ? Qui sait ? On ne sait jamais ce qui attend la Pourriture Team ® : Jean-Michel Fifon (de son vrai nom François), Jean-Michel Tronçonneuse (de son vrai nom Onofé), Jean-Michel Termite (de notre vrai nom Jean-Michel… et ouais il en faut bien un !) et Jean-Michel Nécromasse (Féfé pour vous servir !). L’ambiance est bonne sur le terrain : Jean-Michel nous parle de ses parties de chasse d’où il rentre bredouille et des aprèm à la plage à mater de la brésilienne, François joue au prospecteur forestier, Onofé nous parle des traditions saramaka, de sa famille au Surinam ou encore de ses 26 ans de carrière au CIRAD… Et moi dans tout ça ? Je bosse comme tout le monde, la seule différence c’est que je le fais en musique… Zouk, Coco Fanfare Club, Johnny, Collectif Patronyme, chansons à boire, Nathalie mon namour des JMJ, As de Trèfle… Tout mon répertoire y passe ! L’artiste vous salue, @ la prochaine !

NDLR : Le commentaire de Beroots me l'a gentiment rappelé...! Cet article sur la "Jean-Michel" attitude est bien évidemment dédié à John-Michael winemaker from the Napa Valley, à Jean-Micheline saxo du CFC et à tous les "Jean-Michel" qui se reconnaîtront... Bien à vous !!!


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Las Kourou Parano !

 01-07-2008 -  Guyane française

Après une première semaine de terrain à Paracou, l’arrivée du week-end me fut le plus grand bien ! Pizzeria vendredi soir à défaut de spécialités locales (en fait, on a droit à des tarifs super abordables via le CE de l’INRA donc on profite un max ! C’est juste dommage que tous les stagiaires n’aient pas droit à ces avantages : tickets-restaurant, réducs au ciné…). Première nuit du week-end très réparatrice même si j’avais prévu de me lever tôt le lendemain matin… RDV avait été pris samedi matin à 9h avec une guide bénévole de l’APROCA pour visiter les roches gravées de la Carapa à Kourou (malheureusement méconnues de nombreux kourouciens…). Le temps d’aller tirer du lit (le pauvre…) mon acolyte Emilien, direction la zone industrielle de Pariacabo en bordure de Kourou où nous avions rendez-vous avec la guide. Au fond d’une petit chemin en terre non carrossable, nous trouvons le site archéologique entouré de grillages et de barbelés (apparemment, histoire de faire comprendre aux rôdeurs qu’on ne peut pas visiter le site sans guide…). Pourtant, à notre arrivée sur le site, quelqu’un s’y trouvait déjà en train de faire des espèces d’incantations avec des jouets en plastique (des sortes de petite balle)… Si, si je vous jure !!! Une fois l’apprenti-sorcier sorti de sa transe incantatrice (Hocus Pocus Fidibus…) et reparti sur sa monture (un scooter 125cm3), nous débutons la visite ! Les explications de la guide furent sommaires mais le spectacle des gravures saisissant ! Des passionnés d’archéologie eurent connaissance dès 1904 de roches gravées par les Amérindiens à Kourou mais il fallut attendre 1992 pour qu’elles soient découvertes, émergentes d’un pripri (marais-savane). On y retrouve environ 250 gravures distinctes mais aussi des polissoirs (qui servaient à aiguiser les haches, le sable faisant guise d’abrasif). Les gravures amérindiennes ont la particularité d’être en majorité anthropomorphes (forme d’un être humain). A Kourou, les gravures mesurent entre 10 et 50cm de haut. Un tiers d’elles arborent une coiffe (peut-être pour représenter leur appartenance à la gente masculine). Deux figures se distinguent : une semble « accoucher » et l’autre dont les pieds et les mains prennent la forme d’un faciès humain. Sachez que certains archéologues pensent que les éléments gravés découverts seraient liés à la prise d’hallucinogènes ou encore de drogues rituelles (un peu comme quand on se met à taguer les murs de la K-fèt dites-moi… !). Malheureusement, on peut difficilement dater ces gravures : certains experts s’accordent tout de même pour dire qu’elles pourraient dater de près de 7000 ans… ! Petite visite matinale fort agréable. Dommage que le site ne soit pas plus mis en valeur faute de communication auprès des kourouciens et des touristes. Pourtant, la municipalité a promis de mettre en valeur le site mais silence radio pour l’instant : encore un dossier oublié sur le bureau d’une secrétaire… lol. De l’histoire encore et toujours vous me direz…  C’est important le devoir de mémoire, vous trouvez pas ?! Je citerai même Marlène Mazière de la DRAC de Guyane : « On ne trouvera peut-être jamais l’interprétation de ces mythogrammes, mais le simple fait que ces gravures aient été réalisées et qu’une motivation profonde les ait inspirées, leur confèrent un intérêt incontestable et suscitent respect et émotion. » Et toc !

Ensuite direction le marché aux poissons et le marché aux fruits et légumes au vieux bourg. Bienvenue au marché des saveurs et pour pas cher en plus ! Le marché se tient tous les jours de la semaine au débarcadère du port de Kourou. Les poissons (mérou, requin, acoupa, machoiran…) y sont vraiment vendus à un prix défiant toute concurrence pour une fraîcheur inégalable ! Du coup, on fait nos provisions pour la semaine et on fait tourner à bloc le congélo à Parcouri ! Le marché aux fruits et légumes se tient 3 fois par semaine, le samedi au centre du vieux bourg. Et là aussi, on en prend plein les yeux, les narines et les oreilles… Maracudjas, papayes, oranges, citrons, bananes à cuire (équivalent des bananes plantain), patates douces, piments, gingembre, acras de morue, poulet boucané, jus de canne frais… Détour au marché oblige, on s’est fait un pire déjeuner samedi midi : poisson sauce à l’ail et au citron avec des beignets de banane ! L’après-midi, devant la télé, pour regarder la finale du Top 14 ! Idem le lendemain aprèm pour la finale de l’Euro après avoir un peu travailler à mettre en forme les données récupérées dans la semaine à Paracou et fait une petite promenade en vélo aux abords du quartier amérindien et de la tour Dreyfus (rapport à l’affaire d’Etat : le capitaine Dreyfus fut envoyé au bagne en Guyane et notamment aux Iles du Salut). Et oui, ça travaille même le week-end les stagiaires… Enfin les plus sérieux… Comme moi par exemple… ;) lol ! Plus sérieusement, c’est vrai qu’on s’ennuie un peu à Kourou pendant les week-ends… Alors vivement des week-ends plus rock’n’roll mais ça ne saurait tarder !


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Le travail, c'est la santé...

 28-06-2008 -  Guyane française

Cette semaine, début de la phase de terrain à Paracou. Au programme, lever tous les jours à 5h30 - 6h pour un départ avec les techniciens du CIRAD à 7h. Arrivée sur Paracou vers 8h et chantier en forêt de 8h à 13h. Ma mission (si je l'accepte... lol), retrouver les arbres morts que j'ai échantillonnés sur R et sur lesquels je dois réaliser un certain nombre de mesures et de prélèvements (diamètre, hauteur, indice de lumière...). En rentrant de Paracou l'après-midi, j'ai encore des pesées à faire au labo bois de Pariacabo pour déterminer les pertes de biomasse des prélèvements effectués. Et ensuite, retour au bureau sur le campus pour trier les infos récoltées dans la matinée et pis 2-3 fois par semaine, séances de kiné parce que mon genou fait encore des siennes avec l'humidité et tout et tout le saligaud...! Et pour finir, soirée hygiène de vie avec un dîner léger, un petit film, un supo (non c'est pas vrai !) et hop au lit ! 

Pour le terrain, Jean-Mi le thésard m'accompagnera quand il le pourra genre 2-3 jours par semaine. A partir de la semaie pro, François, stagiaire de la FIF, m'aidera pour un mois avec peut-être l'appui d'une étudiante allemande, Carolin. Mes maîtres de stage, Bruno et Jacques viendront plus ponctuellement selon leurs disponibilités. Sinon, tous les jours, Onofé, un technicien CIRAD m'accompagne notamment pour que je me perde pas dans les parcelles et pour manier la tronçonneuse (tout un art, hein Sven Johansen ???). Il est trop trop cool, super drôle et encore plein d'énergie pour ses 50 ans dont 30 passés en forêt... De façon générale, j'apprends plein de trucs en forêt avec Jean-Michel et Onofé. Pour le coup, attendez à me voir revenir en 3A en véritable bush-man, en homme de la forêt (lol --> auto-dérision) vu que je passe mon temps en forêt et ce pendant les 3 prochains mois... Surtout que je dormirais peut-être de temps en temps à Paracou avec mon hamac, ma mousquitaire (cacedédi Minissia 2006 les compas !) et ma panoplie de Mac Gyver...!
Non mais sans déc, j'apprends plein de trucs avec les techniciens saramaka (leurs ancêtres étaient esclaves au Surinam) du CIRAD avec lesquels je bosse !
Ils ont été élevés dans la forêt, y bossent depuis 30 ans et la connaissent presque par coeur !
Ils m'impressionnent... Ils savent tout des arbres, de leurs vertus médicinales, des animaux, des rites autour de la forêt, des dangers de la forêt... Bref, des encyclopédies vivantes !
Mais je leur arriverais jamais à la cheville... sniff...sniff !
A part ça, je vois vraiment des trucs bien guy en forêt : mygales, scorpions, serpents, grenouilles venimeuses, caïmans, iguanes... et des trucs un peu moins guy aussi : attaque de guêpes nocturnes qui visent en priorité les yeux (non mais les "salopes" !!!) ou encore un grage à mes pieds, l'un des serpents les plus dangereux de Guyane.
Bon j'arrête là avec mes histoires d'apprenti Crocodile Dundee...

Toujours est-il que je vois pas les semaines passer et que je transpire enfin la chlorophylle ! C'est pas trop tôt...


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Y'a des "hauts" et des "bas"...

 27-06-2008 -  Guyane française

Dimanche dernier, le lendemain de la visite des marais de Kaw, retour soft sur Kourou vu qu’on avait loué la voiture pour toute la journée… Autant en profiter ! La première nuit en hamac fut épique – on  va dire – épique !!!  Pas facile de trouver le sommeil… d’autant que les moustiques et la fraîcheur étaient bel et bien au rendez-vous ! Mais avec la fatigue accumulée dans la journée, je me suis néanmoins endormi comme une souche… Le réveil se fit – comme souvent en Guyane – aux aurores, au lever du soleil vu qu’en carbet, pas de volets, pas de rideaux, pas de cloisons, on dort au grand air ! Du coup, départ matinal après un ptit déj plus que continental – hélas pour nos papilles averties d’aventuriers en mousse – et une note également un peu salée pour une nuit en carbet (les tarifs avoisinent les 5€ en mode « amène ton hamac ! »)… Mais bon c’est pas tous les jours qu’on se fera un week-end comme celui-là ! On retrouve avec une joie digne des plus grands kékés de l’univers les sièges molletonnés de notre tuture de prestige et son volant cuir qui ferait pâlir plus d’un jacky tuning… !

Dans un premier temps, nous partions – sans succès – à la recherche des magnifiques coqs de roche qui nichent à proximité d’inselbergs (petite montagne isolée s’élevant depuis une plaine).

Ensuite machines arrière toutes… Retour à l’embarcadère de Kaw pour l’ascension de la montagne Favard en bordure du marais de Kaw. Attention n’a d’ascension que le nom au vu des 200-300m desquels culmine le sommet.  Ce site stratégique a été utilisé par les amérindiens il y a près de 7000 ans comme le témoigne l’imposante roche gravée qu’on trouve au sommet. La montagne Favard à l’époque complètement déboisée sur les hauteurs servait de poste de surveillance sur la mer et les marais voisins. Plus tard, les Européens y ont cultivé du cacao, du café, des épices … à partir du début du 18ème siècle. Les terres avoisinantes étant très fertiles, on décida alors de poldériser toute cette zone et  de construire un canal reliant les marais à la mer.  L’agriculture paysanne avait donc tout pour prospérer aux alentours de Kaw. Malheureusement, après la découverte d’or dans la région à la fin des années 1870, toute l’économie locale s’écroula (agriculture, tourisme…) au profit de l’exploitation aurifère. On trouve d’ailleurs lors de l’ascension les vestiges d’une ancienne exploitation sucrière.

Après ces petits détails historiques (j’adore ça !), quelques anecdotes sur la rando. Nous avons eu la chance d’être précédés de quelques minutes par un groupe de randonneurs faisant partie d’une équipe du CNRS. Du coup, ils ont repéré pour nous une magnifique mygale et des grenouilles dendrobates très venimeuses notamment une grenouille jaune et bleue (et ouais !!!) Dendrobates tinctorius. Malheureusement, ils nous ont aussi rameuté tous les moustiques du coin : on a été littéralement dévorés ! Au sommet, la roche gravée qui daterait de près de 7000 ans, nous ne sommes pas restés longtemps au vu des attaques à répétition…  Retour à la voiture en passant devant une bambouseraie vertigineuse de par sa grandeur !

Direction les chutes de Patawa pour le pique-nique à proximité du carbet de la nuit dernière. Descente jusqu’à atteindre de magnifiques cascades où encore une fois l’eau se joue de la pesanteur et s’amuse avec la végétation… Pique-nique du randonneur en Guyane : farine de manioc (réhydratée pour le coup), sardines (« une haleine fraîche et pour longtemps ») et fruits exotiques qui malheureusement n’apprécient pas trop d’être ballotés dans le sac à dos… Pas assez d’eau pour faire un petit plongeon pourtant ça donnait vraiment envie et ça aurait été mérité parce qu’en Guyane qui dit rando, dit transpi… !!!

Milieu d’après-midi, nous voulions encore faire le sentier botanique de la réserve naturelle Trésor (2500ha de forêt primaire qui appartiennent à l’université d’Utrecht, ah ces Hollandais… !). Mais les jambes n’y étaient plus, tant pis ça sera pour un autre week-end pour une visite guidée cette fois !

Assoiffés, nous avons repris la route pour Roura histoire de se boire une petite mousse… Malheureusement, pas un troquet, ni même un chinois d’ouvert alors petite promenade digestive dans Roura, ancien village colonial où les Jésuites cultivaient la canne à sucre, le manioc ou encore le coton. Vu que nos gosiers n’ont pu être abreuvés, retour sur la route de Cayenne avec une terrible envie de se baigner à Rémire avant de rejoindre Kourou (on ne peut pas se baigner à Kourou mais ça vous le savez déjà non… ?).

Petite pause baignade à Rémire : mer agitée, eau à 30°C… mais qu’est ce que ça fait du bien ! Surtout après avoir transpiré toute la journée…hmmm chaleur… Au hasard d’une ruelle au retour, nous passons devant le siège de l’association Kwata qui suit les pontes des tortues en Guyane et notamment les immenses tortues luth. Nous décidons alors de nous promener encore un petit peu espérant peut-être voir une ponte ou alors une éclosion (c’est la fin de la saison en ce moment…). Par chance, nous avons assisté en direct à 3 éclosions ! Les pontes se font plutôt une fois la nuit tombée. A charge de revanche alors les tortues ! Un coup de chapeau aux bénévoles de Kwata qui encadrent les pontes et éclosions et surtout évitent que les touristes perturbent de trop les tortues (flash photo, barrage à la mer, chiens trop gourmands, tiens un souvenir pour mémé ?).

Retour sur Kourou en début de soirée complétement HS : un chili vite envoyé (merci Paulette) et une séance de « quand tu polishes ta caisse, elle brille » à la lumière de la lune… Et ouais, la titine a pris cher avec la latérite des pistes de Kaw et on rend pas des voitures de location toutes cracra, on est polis nous… Hein les kékés ?! Demain matin, lundi 23, dur, dur mais enfin, enfin, premier jour de terrain à Paracou mais c’est-à-dire réveil à 5h30 – 6h alors m’en vais dans les bras de Morphée, tiens !


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We are some poor lonesome Kaw boys...

 27-06-2008 -  Guyane française

Samedi dernier après notre promenade matinale aux cascades de Fourgassié, découverte des marais de Kaw en pirogue avec l’association Tig Di Lo. Au programme, présentation de la réserve des marais de Kaw, visite du village de Kaw et de la maison de la réserve, remontée de la rivière de Kaw sur 25km, observation de l’exceptionnelle richesse floristique et faunistique de la réserve…

 

Embarquement 14h30 avec notre guy-de, Guillaume, direction dans un premier temps le village de Kaw habité par environ 60 personnes. Ce village a la particularité de n’être accessible que par voie maritime ! Pourtant, on y retrouve quand même mairie, école, poste, dispensaire, resto, cabine téléphonique et même une discothèque… ! Drôle d’ambiance dans le village, ça ressemble un peu à un zoo du fait que les villageois voient passer à longueur de journée des touristes de métropole qui prennent en photo leur intimité… (maisons, jardins, enfants, gestes du quotidien). C’est la raison pour laquelle on nous a demandés de ne pas les prendre en photo et ça se comprend ! Petit crochet par la maison de la réserve. La réserve naturelle des marais de Kaw est la 2ème plus grande réserve naturelle de France après celle des Nouragues qui se trouve également en Guyane. Elle couvre près de 100 000ha et héberge une importante biodiversité notamment ornitho (jacana noir, héron cocoi, aigrette blanche) mais aussi des caïmans (caïman noir, caïman rouge, caïman gris et caïman à lunettes), des singes (singes hurleurs, les fameux babounes) le tout dans plusieurs écosystèmes, les marais à savanes flottantes de moucou-moucous, les forêts marécageuses et enfin les mangroves. Nous avons pu traverser ces 3 types de milieux en pirogue et apercevoir bon nombre des espèces que j’ai citées auparavant ! En plus, avec un guide comme Guillaume, impossible d’en louper une miette ! Naturaliste dans l’âme, il a l’œil pour repérer les animaux de loin, très loin (sans même utiliser de jumelles, impressionnant le type !). Le tout agrémenté de petites anecdotes culturelles et historiques (vous savez que j’adore ça !) sur la vie du marais. Par exemple, saviez-vous que l’espèce végétale la plus présente dans le marais, le moucou-moucou servait aux esclaves à confectionner des radeaux et aurait des vertus médicinales contre le diabète et les rhumatismes (avis aux amateurs…) ? Ou encore qu’il y a 2 élevages de zébus dans le marais ? Certes, ce sont des zébus vraiment particuliers puisqu’ils sont adaptés au pâturage extensif en milieu aquatique. Et ouais, les zébus sont brevetés waterproof et ruminent une graminée aquatique à haute valeur fourragère, Echinochloa polystachia. Ou que les habitants du marais pêchent un poisson tout droit sorti de la préhistoire, l'Atipa ? Que voulez-vous, je mets à jour ma culture G ! On en a pris plein les yeux jusqu’à ce que la nuit tombe et que notre guide nous amène dans la crique Wapou où nous avons pris l’apéro (on n’a pas pris l’apéro, on n’a pas pris l’apéro, on n’a pas pris l’apéro…!!!) puis le pique-nique ! Un ti’punch bien rafraîchissant après les émerveillements de l’après-midi et un planteur comme jamais j’en ai goûté ! D’ailleurs, ils ont compris le principe, les piroguiers, ils font prendre l’apéro à tout le monde et à la fin de l’apéro, ils demandent à tout le monde de payer l’addition (comprendre le prix de la ballade…). Comme ça, vu que tout le monde a un ptit coup dans le nez, la pilule passe plus facilement et l’addition paraît moins salée… ! Digne des plus grands agro-sharks ! Après la nuit tombée et avoir transpiré les vapeurs de rhum, marche arrière pour partir à la recherche des caïmans… La technique : utiliser une lampe de poche à forte portée et la diriger vers les bordures de la savane flottante ! Avec de bons yeux, on voit se réfléchir les yeux des caïmans dans la pénombre… Et ouais pas cons les naturistes… euh pardon les naturalistes ! C’était une boutade en tout bien tout honneur ! Au final, on en a vu une petite dizaine sur 25km de trajet. Oh pas des biens méchants, un seul faisait plus d’un mètre (un caïman noir de 2m80) mais il faut savoir qu’un caïman d’un mètre environ a déjà pas mal vécu et doit avoisiner les 20-25 ans d’âge ! Lever de lune ensorcelant sur le marais (désolé, les photos ne rendent pas du tout !). Après le retour sur la terre ferme, retour complètement HS au camp Patawa pour une première nuit en hamac bien reposante (ou pas d’ailleurs… J ) !


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Des ménagements et des paysements...

 23-06-2008 -  Guyane française

William, stagiaire master II ayant fini son stage la semaine dernière, j'ai laissé la place laissée libre dans le carbet Parcouri qui sert d'hébergement aux stagiaires sur le campus ! Du coup, j'ai quitté Boudinot qui était quasiment vide puisque Clément mon autre colloc va garder lui aussi garder une maison de chercheur cet été sur le campus... C'est quand même bien plus sympa d'être installé sur le campus... Bon, bien sûr, on a un peu tendance à rester entre nous, entre stagiaires de la métropole, mais au moins je suis pas tout seul en soirée d'autant que Boudinot était quand même craignos tard le soir quand je rentrais du campus après une soirée (arrosée ou pas...!!!). Désormais, je partage ma colloc avec Mauricio, le stagiaire colombien qui bosse sur le dendrochronologie, Christine alias Cricri, la parisienne qui est en master II et Pauline dite Paulette qui vient de l'ENSAIA (SAIA Supa Crew cacedédi !). Ca soulage aussi un peu mon porte-monnaies étant donné que le loyer à Boudinot me revenait un peu plus cher qu'à Parcouri. Et en plus, pour le coup, c'est vraiment couleur locale, carbet en bois, mobilier en bois, ventilo rétro, immense terrasse en bois, barbec..., plein de souvenirs des anciens colloc (entre autres, une collection unique au monde de rhums arrangés divers et variés...!).

La semaine dernière, question boulot / stage, rien de bien croustillant à vous raconter à part que j'ai (encore et toujours... oui je sais ça commence à faire long) peaufiné mon matériel et méthodes et mon protocole terrain et labo. Ah si, grosse "avancée" de la semaine, j'ai revu ma fiche terrain avec Bruno histoire qu'elle soit fin prête pour le début de ma phase de terrain le 26 ! En gros, cette fiche me permettra une fois sur le terrain de noter toutes les informations que je relève sur les individus (arbres morts) que j'étudie : essence, localisation, année de mort, diamètre, hauteur, indice de hauteur, présence de champignons, de termites... A part ça, j'ai aussi fait quelques achats de matériel pour le terrain et le labo : de quoi réaliser, transporter et identifier les prélèvements, de quoi mesurer leur volume et les faire sécher à l'étuve pour le travail de labo !

Bien sûr, j'ai suivi la semaine dernière la débâcle des bleus à l'Euro (sans autant de montée d'adrénaline que devant un match de rugby bien sûr !!!). France / Italie chez un chercheur italien de l'UMR qui plus est ! Je raconte pas l'ambiance... Bon, j'ai gagné mon aprém pour regarder le match, je vais pas me plaindre ! Mais maintenant que l'équipe de France a été éliminée, j'aurais plus d'excuses pour ne pas bosser pendant la suite de la compétition...

Pour fêter mon arrivée à Parcouri, petite soirée mardi soir en même temps que l'anniv à Moisaï ! Sinon, on a aussi passé un peu de temps à organiser notre week-end aux marais de Kaw... Au départ, on était censés être 5 mais malheureusement Paulette a eu un début de gangrène au pied (à force de gratter ses piqûres de moustique... m'enfin c'était peut-être pas la gangrène mais quand même quelque chose de pas à voir...!). Du coup, elle laisse tomber la balade en pirogue à Kaw tout comme Mauricio : dommage ! Tant pis, on s'est fait un week-end entre mecs avec Mosaï et Emilien, un VAT passionné d'ornitho qui bossera à l'UMR pendant 1 an minimum... Le jeune homme est alsacien, encore un argument supplémentaire pour qu'on s'entende bien !

Départ matinal samedi matin après quelques déboires avec l'agence de location de voitures... Ils avaient oublié notre réservation pour le week-end, du coup on s'est retrouvés avec une voiture de prestige au prix de la voiture standard... On en a profités pour faire les kékés musique à fond et moteur rugissant... vive l'auto-dérision !

Direction Roura puis la montagne de Kaw et enfin le debarcadère en bordure du marais de Kaw. Le tout ponctué de quelques arrêts en chemin : dans un premier temps, les cascades de Fourgassié. Pas incontournable disent les guides touristiques certes mais vu que c'était sur le chemin, on s'est permis de faire ce petit détour ! Après quelques frayeurs pour la voiture dans un chemin de terre assez rock'n roll, arrivée au village de Fourgassié et ensuite 30 min de marche autour de la cascade ou plutôt des cascades... Et bien ce petit "détour" valait carrément le détour, c'est le cas de le dire ! Petite balade plaisante dans une atmosphère rafraîchissante dans laquelle l'eau prend plaisir à jouer avec les autres éléments (oui je suis parfois pouète à mes heures perdues... lol !). On a eu raison d'opter pour la version sportive en marchant tout en sachant qu'il y avait une version plus soft avec route carrosable et parking juste à côté des chutes (oh les faignants !).

Ensuite, vu qu'on avait rdv vers 14h30 avec le piroguier pour la visite des marais de Kaw, on a pris la direction de notre halte pour la nuit, le camp Patawa... avec en ligne de mire ma première nuit en hamac ! Angoisse, angoisse... lol ! Installation des hamacs et pique-nique avant de se rendre au débarcadère de Kaw... La suite au prochain épisode (en plus comme ça, je pourrais vous mettre encore plus de photos, chouette !).


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Mardi dernier, célébration de l’abolition de l’esclavage. Hélas, ce fut une journée bien tristounette sur Kourou, pas de cérémonie particulière, pas d’animation… Bref, heureusement qu’on s’est motivés pour aller faire une promenade à la plage dans l’après-midi et la soirée avec Hélène et Mauricio ! Enfin, elle n’a malheureusement de plage que le nom, certes, il y a le sable fin, les cocotiers, les coquillages (et crustacés…), les îles paradisiaques au loin sauf qu’il y a aussi la vase… De quoi s’enfoncer jusqu’à mi-cuisses (j’ai testé !). Du coup, impossible ou presque de se baigner en tout cas pas à marée basse… Tant pis, on repassera ! Par contre, on a eu le droit à un coucher de soleil (cf. photos) comme rarement j’en ai vu… Retour sur le campus où l’on a passé la semaine à squatter quasiment tous les soirs chez Olivier et dans la maison qu’il garde cet été pour une chercheuse du campus… Régal des papilles avec de bons cuistots comme Hélène, Paulette, Mauricio (ou moi aussi tiens !)…

Hélène est repartie pour son trou amazonien le lendemain, Sparouine le long du Maroni. Elle y réalise une étude sociologique sur l’impact des abattis sur le foncier et les cultures vivrières. Pas facile d’être coupée du monde pendant 3 semaines avec seulement 2 heures d’électricité par jour… Alors grosse cacedédi Hélène, on pense fort à toi ici ! On se revoit dans 2 semaines pour que tu racontes tout ça…

Mauricio quant à lui vient de Colombie, il est là pour un mois et bosse sur la dendrochronologie (méthode scientifique de datation fondée sur le comptage et l'analyse morphologique des anneaux de croissance des arbres). Ce sera mon colloc à partir de la semaine prochaine à Parcouri (eh ouais parce je déménage sur le campus ! Adieu Boudinot…).

Après ce petit interlude sur les stagiaires qui m’accompagnent en Guyane, revenons-en à mon stage… Mercredi, grosse grosse journée ! Initiation avec Bruno au logiciel R, lui il gère carrément alors que moi pas du tout j’y avais jamais touché… But de la manip’ : sélectionner, trier et échantillonner les arbres morts que je vais étudier sur le terrain à Paracou, en gros éliminer tous les arbres qui ne nous intéressent (arbres non identifiés, essences ne concernant pas mon étude, arbres trop petits, arbres morts de façon non naturelle, arbres morts mais qui restés sur pied, données biblio inexistantes sur certains essences…). Au final, j’aurais plus de 500 individus à étudier sur le terrain (mesure diamètre, mesure hauteur, description environnement, prélèvement d’échantillons…). Ca a l’air tout con comme ça mais mine de rien ça nous a pris toute la journée !

En fin de semaine, j’ai attaqué la rédaction du matériel & méthodes, des mémento de terrain et des fiches terrain. En gros, des pense-bête et des check-lists de matériel pour que je n’oublie rien ! D’autant que même si pour moi tout ce que j’ai à prendre comme matériel sur le terrain et tout ce que j’ai à faire comme mesures et observations me paraît limpide… il faut aussi que je pense à tenir informés les techniciens et les autres stagiaires qui m’accompagneront… Et ouais quand même !

Jeudi soir, petite animation dans le ciel de Kourou ! On est allés voir sur la plage le décollage d’Ariane 5 qui mettait sur orbite 2 satellites de télécommunication… Ben, franchement, c’est impressionnant ! D’autant que c’était pile poil au moment du coucher du soleil… Mélange de couleurs grandiose et d’un coup, un gros flash, c’est la fusée !

Sinon, malgré le décalage horaire, on a quand même l’occasion de suivre les exploits de nos ptits bleus pendant l’Euro ! Ben ouais faut bien faire passer le temps cette semaine vu que la grande majorité des chercheurs du campus sont partis à un colloque de l’Association for Tropical Biology and Conservation à Paramaribo, la capitale du Surinam voisin… Et vous connaissez l’adage, quand le chat n’est pas là, les souris dansent ! Nan sans déc’, on a quand même pas chaumé cette semaine… N’empêches qu’on s’est tout de même octroyés notre vendredi aprém pour regarder le match ! Faut dire que ça valait vraiment la peine… nan ?

Vendredi et samedi soirs, grosses soirées vu que 2 stagiaires, Vanessa et William, vont pas tarder à finir leur stage. Mais quand même un réveil matinal le samedi matin pour aller faire du canoë aux marais Pripri de Yiyi avec Christine, Moisaï et une post-doc du labo… Le Pripri de Yiyi constitue une des vastes zones humides présentes le long des 450 kilomètres du littoral guyanais, à l'interface de la forêt tropicale humide et de l'Océan atlantique... En arrière des mangroves, les pripris sont des marais en eau douce où se perdent les cours d'eau avant de rejoindre le bord de mer. Ils présentent une alternance de plans d'eau libres et de zones couvertes de moucou moucou. Le moucou moucou est une aracée envahissante de 3 à 4 mètres de hauteur qui pousse les pieds dans l'eau. Dans les pripris tremblants, des îlots flottants de végétation se déplacent au gré des fluctuations du niveau de l'eau. Pique-nique à la maison de la nature du site puis une bonne après-midi (3-4h) de canoë. Par chance, le soleil ne cognait pas trop fort, une faune et une flore exceptionnelle (pas d’anacondas mais 2 petits caïmans et des plants carnivores)… Après avoir ramé une bonne partie de l’après-midi, petite baignade reposante dans une crique près de l’embarcadère ! Que du bonheur ! Dimanche, presque une grosse journée glande (il a plu toute la journée) mais heureusement un salon de l’artisanat était organisé à Kourou : bijoux créoles, artisanat amérindien, sculptures sur bois, liqueurs de fruits tropicaux… Rien de tel pour s’occuper un dimanche pluvieux ! Objectifs de la semaine pro : boucler le protocole de terrain avec Jean-Michel qui sera de retour du colloque ATBC, finir l’achat de matériel pour le terrain, éventuellement revoir l’échantillonnage des arbres à étudier et accessoirement finir de déménager toutes mes affaires dans mon nouveau chez-moi sur le campus !

 

 


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