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Prénom Félix
Age 22
But du voyage Stages
Date de départ 02/06/2008
Nom Muller
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Durée du séjour 6 mois
Nationalité France
Description
Carnet de voyage - stage de 6 mois à l'UMR Ecologie des Forêts de Guyane sur la décomposition du gros bois mort
Note: 4,1/5 - 15 vote(s).

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Guyane française (Carte)

Le grand saut !

 18-10-2008 -  Guyane française

Samedi en début d'après-midi après avoir déjeuné à Oiapoque, nous reprenons la pirogue pour nous rendre au Saut Maripa. Un saut définit une zone de rapides où règne de forts courants sur un fleuve, en l'occurence le fleuve Oyapock pour le Saut Maripa. Nous nous faisons déposer avant le saut puisque seules certaines pirogues ultra-rapides peuvent passer sans encombre ce saut de 8m de dénivelé où le débit peut atteindre 3 700 m3 par seconde ! Pour atteindre, nous longeons l'ancienne voie ferrée qui permettait aux pirogues de passer le saut sans avoir à se mouiller...! 45min de marche à l'ombre bien agréable parce que sur le fleuve ça tape méchant !

Une fois sur place, on commence à squatter les carbets touristiques abandonnées qui devaient accueillir d'autres randonneurs assoiffés de nature et de grands espaces comme nous... Sauf qu'ils n'avaient aucune autorisation d'être là ! Bref, on en profite aussi pour se baigner, moi qui pensait que c'était impossible vu le courant ! Mais finalement bien agréable de se laver après 2 jours de transpi et de sueur... hmmm ! On prend connaissance avec les alentours, 2-3 familles d'Amérindiens qui squattent aussi les carbets touristiques comme nous (certains se baladent en pagne traditionnel ah enfin de vrais Amérindiens, depuis le temps, je pensais plus pouvoir en voir en vrai !), un camp de militaires surveillant le passage de clandestins et d'orpailleurs sur le fleuve, une petite île au milieu du saut accessible à la nage pour peu qu'on sache slalomer entre les rapides (...), un petit sentier botanique hélas pas très bien entretenue et malheureusement beaucoup de détritus à droite, à gauche oh pas que de la faute aux visiteurs mais aussi aux Amérindiens (dont les traditions quant à l'élimination des déchets me laissent un peu perplexe !)

 Bien sûr, nous assistons à un magnifique coucher de soleil... Les photos parlent d'elles-même ! En soirée, repas à la roots comme d'hab (couac-maquereaux) arrosé d'un rhum brésilien euuuhrrible (il s'appelle le 51, rien à voir avec le Pastis, carrément inbuvable je dirais même !).

Le lendemain, splendide lever de soleil : je vous laisse apprécier les clichés que j'ai commencés à prendre à partir de 5h30 du mat' (c'est ça quand on dort en hamac, paie ton réveil naturel !). Nous flânons jusqu'en milieu de matinée, rangement, vaiselle, baignade, photos... jusqu'à 11h, heure à laquelle notre piroguier nous attend à Pied Saut, le débarcadère de la veille.

Dans l'après-midi, retour sur Cayenne pour déposer Paul et après avoir nous être baigné à la Pointe de Montravel... Malheureusement, plus de batterie dans l'appareil photo et un peu trop de BBQ brasiliano-dominicals pour que les photos valent le coup ! Je tâcherais de repasser en semaine pour prendre quelques clichés...!


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Oiapoque, un petit coin de Brésil...

 16-10-2008 -  Guyane française

A peine remis de notre (dure ?) nuit en pleine jungle amazonienne sur cet îlot de fraîcheur que sont les savanes-roche Virginie, nous arrivons à St-Georges de l'Oyapock, ville-frontière qui apparaît déjà comme très fortement "brazilinissée" ! Le décor de la RN2 entre Régina et St-Georges est plutôt bucolique dira-t'on, des corridors écologiques, des carcasses carbonisées de voitures volées, re-des corridors écologiques, re-des carcasses carbonisées de voitures volées... Très très dépaysant si, si ! On comprend mieux pourquoi il y a quasiment un gendarme ou un légionnaire par habitant dans les parages...! Plutôt que de parler de Far West, disons qu'ici c'est le Far Far East... Mais bon on en est revenu entiers, je pense qu'encore une fois, beaucoup d'à-prioris et de croyances populaires circulent à tort sur ce coin de la Guyane ! Comme partout, tu peux te faire agresser si tu le ramènes trop ou si t'étales à tout le monde ta richesse à grands coups de bling-bling & cie...! Donc une petite espacade d'un week-end vraiment à conseiller quoi qu'on puisse raconter sur l'Est guyanais, "c'est plus vraiment la France mais c'est pas encore le Brésil" tel sera l'adage du week-end...!!!

Arrivés à St-Georges, nous découvrons (on nous avait prévenus !) l'une des combines qu'a entraînées la soit-disant escalade de la petite délinquance à la frontière brésilienne, à savoir le développement de parkings gardés privés. Pour 10¤ la journée, le proprio du terrain vague sur lequel tu te gares est censé surveiller ta caisse... Bon, on est tombés dans le panneau si on peut parler de panneau mais quitte à dépenser 10¤ pour pas se faire tirer sa caisse, autant le faire de bon coeur certes en grinçant un peu de dents... arrrgh ! Un piroguier brésilien nous attrape à la sortie du parking. Direction Oiapoque pour le déjeuner !

Ambiance autrement plus vivante que côté français, plus d'animation, plus de monde dans les rues, plus de joie de vivre sur les visages... bref plus de vie ! On comprend mieux pourquoi il n'y qu'un pas entre les 2 pays surtout le week-end où beaucoup de Guyanais viennent y faire leurs emplettes et faire la chouille... Et encore, ici c'est le fin fond du Brésil alors qu'est ce que doit donner l'ambiance dans les grandes villes comme Sao Paulo, Bahia, Rio... Pour info, je fais escale à Belém une journée à mon retour de la Cordillère des Andes... J'espère avoir un aperçu de l'ambiance à la brésilienne !

Et bien sûr que dire du coût de la vie ! Encore moins cher qu'au Suriname... L'occasion pour nous de goûter la fameuse "carne" brésilienne (un peu du chewing-gum leur côte de boeuf !!!) et leur bière, la Kaiser sans jeu de mot !


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Bivouac sur les inselbergs Virginie

 14-10-2008 -  Guyane française

Petite semaine glandouille question stage comme je l'ai écrit dans le dernier article, mais beaucoup d'occupations à côté aussi (kiné, piscine, suite de la césure...). Départ en week-end prolongé vendredi midi et c'est parti pour 3 jours dans l'Est guyanais et même au-delà jusqu'au Brésil ! Nous récupérons notre Bombo du week-end, un C1 louée à une agence de location dont je tairais le nom (et ouais pas de pub sur le net !). En route dans un premier temps pour Cayenne où nous retrouvons Paul au L3MA, cette fois-ci pas de faux plan, pas comme la semaine dernière promis !

Le départ a été avancé au vendredi midi pour que nous puissions bivouaquer au sommet des inselbergs Virginie juste après Régina. Et comme la route de Cacao à Régina est dans un piteux état, nous avons préféré partir de Kourou le plus tôt possible... D'autant plus que nous avons un peu de marche devant nous (45min - 1h) avant d'atteindre le campement et que la nuit tombe super vite en forêt...! Vu qu'on a pris un peu de retard sur notre timing, nous arrivons juste à temps pour le coucher de soleil sur les inselbergs, véritables îlets caillouteux surplomblant la canopée de quelques dizaines de mètre. Les photos parlent d'elle-même ! Un spectacle grandiose et un coucher de soleil inoubliable. A peine le temps de voir la fin du spectacle de Madame Soleil que l'orage se met à gronder de plus en plus près et que les premières gouttes de pluie nous tombent dessus ! Initialement, nous avions prévu de bivouaquer à la belle étoile sur une bâche sauf que là ça semble être un peu compromis vu le mauvais temps qui se profile pour la nuit... Par chance, quelques poutres en lisière de l'inselberg ont été installées juste de quoi suspendre son hamac et s'abriter sous une bâche. Après un mic-mac légèrement houleux pour l'attribution des places en hamac, Paul et moi nous endormons comme des bébés pendant que Rimka fait le lover en restant regarder les étoiles avec Juju, sa chère et tendre... Bref, eux passeront la nuit sur une bâche à la belle étoile pour une malencontreuse histoire de hamacs... Je vous en passe les détails !

Le lendemain, spectacle tout aussi magnifique au réveil (6h et ouais, ça se mérite un lever de soleil et pis de toute façon impossible de dormir plus longtemps avec ce méga-réveil matin naturel !). Nappe de brouillard au-dessus de la canopée (due à la évapo-transpiration pendant la nuit) et rayons de soleil tentant tant bien que mal de s'y frayer un chemin dès les premières heures du jour... Le temps d'admirer ce magnifique paysage et d'avaler un petit-déj bivouac digne des plus gourmets de tous les Mister Rando, départ vers 9h car une petite heure de marche nous attend jusqu'à la voiture (ouf, elle aura passé la nuit au bord de la RN redoutée pour ses braquages de voiture à répétition) puis 2 petites heures de route jusqu'à St-Georges de l'Oyapock et la frontière brésilienne !


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Le Ciel, les oiseaux... et l'îlet la Mère !

 08-10-2008 -  Guyane française

Ouf, ça y est, ma dernière semaine de terrain a enfin pointé le bout de son nez... Et ouais cette semaine avec commandant Onofé et le big boss des techniciens Martinus, on a vraiment mais alors vraiment envoyé de l'efficacité !!! J'ai recentré mon échantillonnage sur des arbres d'espèces peu durables pour lesquelles je n'avais pas encore beaucoup de données terrain. En gros, de petits arbres pas trop durs à bûcheronner, pas trop lourds à porter et aussi souvent introuvables parce que disparus depuis longtemps. La preuve, en 4 jours de terrain (je me suis laissé le lundi pour préparer efficacement ma semaine de terrain et faire tourner mes modèles qui s'avèrent de plus en plus pertinents à mesure que j'y ajoute de nouvelles données terrain...! Je suis content de voir arriver la fin de ma phase terrain même si l'idée de devoir bientôt analyser tous ces résultats 5 jours sur 7 enfermé dans un bureau et scotché devant mon PC m'enchante pas des masses... Même si le travail en forêt était vachement éprouvant notamment pour mon genou, j'y ai passé de moments au grand air inoubliables avec Onofé, Jean-Mi, François, Carolin... Bref, toutes les bonnes choses ont une fin ! A moi la modélisation...

Cette semaine, le campus paraissait un peu désert sans le module FTH et avec le départ d'LN ! Faut dire qu'ici mon départ fin novembre, on va pas voir arriver beaucoup de nouvelles têtes de stagiaire, c'est plutôt la saison des thésards et des VAT (Benjamin, Lucile, Maxime, William...) ! En attendant l'arrivée de Juliette, la copine de Karim et stagiaire Guyaflux la semaine pro, nous avons hébergé une thésarde chinoise du CNRS pas très funky faut bien le dire mais qui avait l'avantage de parler très bien anglais (on a bossé notre langue de Shakespeare) et de manger avec un estomac de souris (du coup, plus de bouffe pour nous niarkk niarkk...!).

Week-end assez sympatoche en perspective avec une excursion sur l'îlet la Mère, une des îles au large de Cayenne au substrat géologique unique en son genre sur tout le bassin amazonien avec les îles du Salut (et hop un peu de géol en passant...!). Cet îlet est le seul accessible au grand public, les autres étant préservés pour leur importante biodiversité (notamment les oiseaux sur les îles du Connétable). Départ prévu très tôt samedi matin après un passage éclair au marché de Kourou. Problème une fois revenus sur le campus : la voiture que m'a prêté Jacques pour le week-end ne démarre plus...! En fait, on le savait déjà, problème au démarreur mais on avait déjà réussi à la démarrer à l'huile de coude ! Et samedi matin, rien... Boumbo petite automobile ne répond pas... même en poussant à plusieurs ! Du coup, gros coup de stress, on sera à temps à notre rendez-vous avec Paul (un des participants du FTH qui reste bosser un mois au CNRS à Cayenne) ni au départ de la navette au port de commerce ! Finalement, à 9h, à l'heure à laquelle on devait être à Cayenne, on trouve une voiture en état de rouler ! Arrivés à Cayenne, plus de Paul au point de rendez-vous (normal...). Par chance, on a réussi à reporter notre départ pour les îles mais ce sera malheureusement sans Paul qui n'a pas de n° de portable et dont on connaît pas l'adresse...

Départ pour les îles en fin de matinée. L'îlet la Mère a connu à peu près les vagues de peuplement de la Guyane. Tour à tour occupée par les Amérindiens depuis la nuit du temps puis par les colons jésuites arrivés de métropole au 17ème siècle, l'île abrite ensuite une léproserie puis le bagne. Fermé pour cause de fièvre jaune à la fin du 19ème siècle, le bagne voit s'y succèder jusqu'à 600 détenus. Au début du 20ème siècle, l'île est louée à la femme d'un ancien bagnard qui va y faire construire une ferme modèle et se faire obéir de 20 forçats (sacrée bonne femme !).

Voilà pour l'histoire ! L'îlet la Mère servait jusqu'en 2001 à l'Institut Pasteur de Guyane à mener des expérimentations de vaccins antipaludiques sur des singes saïmiri. Il est maintenant géré par le conservatoire du littoral comme les autres îles au large de Cayenne. A vrai dire, l'île est surtout intéressante pour la petite plage dont elle dispose près du débarcadère... Le côté historique et glauque du bagne est beaucoup moins présent qu'aux îles du Salut. Le conservatoire du littoral a aménagé un petit sentier faisant le tour de l'île. Rimka et moi étant 2 dauphins du mister Rando 2008 de l'Agro, il n'est rapidement plus que de l'histoire ancienne...! Dommage que le sentier ne soit quasiment qu'en forêt sans quasiment aucune ouverture sur le large, à peine quelques panoramas sur la baie de Cayenne et les autres îles (le Père, les Mamelons...).

Début d'après-midi pique-nique playa où nous avons pu apprécier le jeu de mains (..jeu de vilains comme le dit l'adage !) des saïmiri qui sont venus me piquer un morceau de mon casse-croûte, les saligauds !!! Ensuite, bronzette, baignade, lecture, émerveillement (si, si) sur les variations de la couleur du ciel (faut dire qu'on a failli se prendre un orage en pleine face !). Retour sur Cayenne vers 19h...! Bon, franchement, je conseille cette excursion aux gens qui sont en Guyane depuis déjà un bon bout de temps parce que c'est pas non plus ouf de chez ouf...!

Sur le retour, nous décidons tout de même de repasser dans le coin de Cayenne où Paul habite (d'après nos informations). Par chance, on le croise en pleine rue ! Comme convenu, on dort chez lui pour faire 2 randos autour de Cayenne le lendemain. Non sans être passé aller boire un coup dans un bar brésilien dans lequel nous avons croisé d'étranges créatures (en tout bien tout honneur bien sûr...!).

Sommeil d'autant plus difficile que Karim et moi avons dormi sur le carrelage dans l'appart de Paul. Perso, j'ai pas trop eu de problèmes (sans doute l'école boy-scoute), Karim s'en est plus mal tiré...

Le lendemain matin, départ matinal dira-t'on puisque les rues de Cayenne étaient littéralement désertes. Dans la matinée, sentier de Montabo qui prend son départ près du centre IRD. Au départ, un peu monotone comme toutes les randos en Guyane, de la forêt, de la forêt et encore de la forêt...! Heureusement, sur la fin du sentier, magnifique parcours en bord de mer sur la Pointe des Anglais. Juste avant l'arrivée, petit crochet près des grosses villas de Montjoly et petite baignade sur une plage paradisiaque squatée par des rastas ma fois pas EUUUUHgressifs pour deux sous...!

Ensuite, direction le sentier du mont Bourda pas très loin, encore une fois un peu monotone même si le point de vue sur les salines de Montjoly à mi-parcours vaut le détour... Pique-nique baguette vs pâté près du calvaire planté au sommet du mont Bourda à l'arrivée d'un chemin de croix complétement pourri par les fidèles croyants guyanais... (merci "mon amour des JMJ" hein ?!). Arrivés épuisés à la tuture (ben ouais, sacrée montée jusqu'au calvaire, ça se mérite d'être bien vu par Dieu le père... ), grosse section baignade à la plage de Zéphyr, bronzette et big big siesta !!! Retour sur Kourou en fin d'aprém.

Cette semaine, semaine de taf plutôt cool parce que je le veux bien (mais aussi parce que je le vaux bien !) : pesées, mesures d'épaisseur, envoyage de modèles, kiné, piscine, préparation de la suite (SPZ et peut-être Ptit Nico seront de la partie en Bolivie avec Andes Fertiles ! De la bombe bébé !), dernières démarches administratives pour le jamboree scout en Bolivie, préparation du road-trip au Pérou avec ma Juanitette, élaboration d'un plan stratégique de visite de la Guyane lors de la venue de mes dignes co-géniteurs au mois de novembre... Bref, pas beaucoup de temps pour moi mais c'est ça aussi la césure "ici c'est comme dans une course..." !


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Vrai-faux week-end loose

 29-09-2008 -  Guyane française

Petit coup de stress cette semaine puisque j'avais à présenter mes premiers résultats devant une ribambelle de chercheurs jeudi lors d'une réunion GUYAFOR. Ce projet de recherche vise à mieux comprendre le cycle du carbone dans les FTH guyanaises (ça y est, l'abréviation FTH ne devrait désormais plus vous poser de problèmes...). Mon stage est partie prenante de ce projet mené de concert par l'UMR EcoFoG mais aussi d'autres UMR basées en métropole ou encore l'ONF.

Examen oral réussi ! Tout le monde a eu l'air satisfait de ma présentation et de mon travail... Me reste maintenant encore à peu près 1 gros mois et demi de stage pour peaufiner la présentation et la pertinence de certains résultats ! Mon travail sur le terrain se termine bientôt, théoriquement si tout va bien... Vendredi, journée de présentation des petiots du module FTH. En soirée, fiesta improvisée aux CV (comprendre Collectifs Verticaux, les HLM de Kourou où logent les FTH) avec un RimKa des grands soirs, moi aussi d'ailleurs mais un peu moins imbibé quand même. D'autant que le lendemain, c'est demain 7h !

Samedi, départ matinal pour Cayenne pour une excursion sur l'îlet la Mère au large de Dégrad des Cannes, le port de commerce de Cayenne. RDV fixé à 9h45... 15 min, 30 min d'attente, toujours pas de piroguier à l'horizon. On lui passe un coup de fil pour venir aux nouvelles... En fait, il m'a appelé cette semaine pour annuler sauf que j'avais complétement zappé que mon portable est HS et que je peux plus être appelé ! Donc gros plan B (encore désolé LN et RimKa), direction la route des plages pour 2 petites randos, le sentier du Fort Diamant et un petit bout du sentier Rorota. 2 petits balades sympas, la première avec un très beau point de vue sur la presqu'île et sur les îles au large de Cayenne. La deuxième moins sportive où l'on marche aux abords des lacs du Rorota, les anciens réservois en eau potable de la ville de Cayenne. Après-midi bronzette, baignade, combat de sumos dans l'eau à la plage des Salines (ah les bonnes vieilles habitudes, je parle de la plage bien sûr pas des sumos !).

Retour sur Kourou pour la dernière soirée du module FTH avant leur départ et leur retour en métropole le lendemain... Ai pas fait long feu faute d'endurance et d'envie aussi peut-être...!


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Paie ton incruste au module FTH...!

 22-09-2008 -  Guyane française

Mois de septembre très studieux diront certains...! Et ouais, je mets plus trop mon blog à jour et pour cause... Une armée d'étudiants de métropole de disciplines diverses et variées (agronomie, foresterie, géographie, paléonthologie...) a débarqué en Guyane en ce début d'année scolaire pour un mois à la découverte de la forêt tropicale humide (FTH pour les intimes !).

Aussi, j'ai participé à bon nombres de conférences, cours, sorties... organisés sur le campus ou sur le terrain. A notre retour du week-end paradisiaque sur les Iles du Salut, à peine le temps de se poser que nous repartons pour l'Ouest guyanais. Nous sommes attendus à Javouhey le lendemain pour une intervention de Samuel (l'un des maîtres de stage d'Hélène) de la Chambre d'Agriculture de Guyane. Il nous a décrit le système d'agriculture familiale traditionnelle en Guyane, l'agriculture sur abbatis. C'est un système d'exploitation agricole qui consiste à défricher, brûler et cultiver tant que la production est satisfaisante, puis abandonner la parcelle et aller cultiver ailleurs. Cette agriculture est avant tout vivrière même si certains excédents se retrouvent sur les marchés de Guyane. Dans un premier temps, on défriche et on brûle un espace forestier puis on implante successivement différentes cultures pour généralement de courtes périodes (d'abord, des fruits et des tubercules puis du manioc et de la banane en fin de cycle). Ce système se caractérise également par une alternance entre cultures et périodes longues de jachère. C'est pourquoi l'agriculture sur abattis alterne également l'exploitation de plusieurs parcelles dans le temps et l'espace. L'agriculture guyanaise ne couvre qu'à peine 10% des besoins du département. Beaucoup de fruits et légumes sont importés... La Chambre d'Agriculture essaie tant bien que mal de soutenir le développement d'une agriculture professionnelle (quasi exclusivement destinée à la vente) et de réparer les erreurs du passé de l'Etat français (ex. Plan vert dans les années 1970). L'autre gros problème de l'agriculture guyanaise reste le foncier. Quasiment aucun agriculteur guyanais ne possède ni exploite la terre légalement ! Beaucoup de squattage à rendre folle toute la cellule de la Direction de l'Agriculture et de la Forêt qui bosse sur ce dossier très sensible...! Bref, journée très intéressante menée de main de maître par un ancien agro (hé hé !) où l'on a bien cerné tous les enjeux de l'agriculture en Guyane.

Mercredi, journée action publique sur le campus. Pas facile de reprendre les chemins de l'école après 5 mois certes studieux mais d'une autre manière...;) ! Au programme, intervention de l'ONF et de la DRIRE sur l'activité minière (légal et hélas illégal) en Guyane, présentation du contexte économique de la Guyane par la CCI, présentation du Parc National Amazonien en cours de création, intervention de la DAF sur le problème du foncier agricole en Guyane...

Vendredi, départ cette fois pour l'Est. Visite d'un chantier forestier, de la scierie de Cacao et d'un ancien site minier réhabilité (paraît-il) avec des agents de l'ONF. Beaucoup de route mais finalement j'ai appris pas mal de trucs sur la filière bois encore très peu concurrentielle face au géant brésilien... Mais tout est fait pour que la gestion et l'exploitation durable des forêts valorisent davantage le bois guyanais sur le marché international.

Samedi, encore une autre journée studieuse ! Remise à niveau en statistiques...! No comment, rien de mieux qu'une petite piqûre de rappel !!!

Dimanche, journée loose à Kourou. Pas la première, pas la dernière...! Au final, semaine studieuse d'accord mais aussi agrementée de petites soirées bien sympa avec les FTH (ah, le ti'punch, on ne s'en lasse pas !).

La semaine pro, les petits du module FTH partent pour leurs projets sur le terrain (sniff, le campus sera un peu vide sans eux). Moi, je continue le boulot à Paracou (la routine je vous l'accorde !). Cerise sur le gâteau, en fin de semaine, ils avaient prévu une petite "sauterie" (en tout bien tout honneur bien sûr) au carbet de St-Elie pour fêter la fin de leur semaine de boulot (c'est comme ça qu'ils appellent ça, du "boulot"...).

Au programme : soirée pizza un peu arrosée (faut ce qu'y faut...), baignade dans la crique, discussion animée, petite sono (donc de facto petit dancefloor) heureusement que le choeur a-capella de l'Agro a fait des émules et a balancé des dB (ça a pas plu à tout le monde paraît-il ! Tant pis pour les "mauvais esprit..." !). C'était sans compter que ma semaine de boulot à Paracou m'a littéralement achevé, du coup, dodo à 22h et je loupe le champagne pour l'anniv de la vieille Catherinette Hélène et les moments chaleur de la soirée... Tant pis pour moi, le sommeil avant tout, dira-t'on !


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Vous les attendiez sans doute tous (ou pas) avec impatience… Les résultats des mots-croisés… enfin !!!


1er prix : Amandine H. (césurienne Montpellier SupAgro)


2ème prix : Pierre K. (étudiant 2ème année Reims Management School)


3ème prix : Mathias W. (étudiant 2ème année Montpellier SupAgro)


4ème prix ex-æquo :  Jérôme (césurien FIF) & Soso (césurienne Montpellier SupAgro) 
                           ET Pimp (césurienne AgroParisTech)


Hors-concours (ils comprendront…) : la famille Muller (d’Alsace…)


Distribution des lots à mon retour en métropole…
Bravo aux gagnants et merci d’avoir participé !


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Un p'tit coin de paradis !

 09-09-2008 -  Guyane française
Encore quelques photos de notre week-end aux îles du Salut...!

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La croisière s'amuse...

 09-09-2008 -  Guyane française

Petite semaine rush et cool à la fois… Déjà « rush » parce que j’ai passé toute ma fin de semaine à finaliser la rédaction de ce # ?a/&²kj de rapport de stage ! Heureusement, j’ai tout bouclé vendredi soir histoire de l’envoyer aux correcteurs avant le début du week-end… Et aussi semaine « cool » parce que j’ai accompagné le module FTH 1 jour et demi, autant en profiter pour participer à quelques cours, sorties ou conférences… Au programme, TD de terrain sur la piste de St-Élie, près du carbet de l’IRD. Perso, j’ai choisi de suivre les cours de pédologie et de botanique vu que je suis un peu un gros manche dans ce domaine… Plus de détails dans le prochain article !


Samedi matin, réveil aux aurores et non des autres… Départ pour les îles du Salut en catamaran avec Hélène, Rimka, Kiki, Marion et PJ (encore un fifon participant au module FTH). Embarquement matinal en catamaran pour une croisière d’1h30 pour atteindre les îles au large de Kourou… Croisière bronzette et bonne humeur (avec la bande de légionnaires avec nous qui s’entamaient déjà à la bière à 7h…) sauf peut-être pour Marion à l’estomac quelque peu balloté (c’est pas drôle !). Dans un premier temps, tour des 3 îles en bateau, d’abord l’île du Diable interdite d’accès puis l’île Royale et enfin l’île Saint-Joseph.


Les îles du Salut, paradisiaques au premier abord, ont pourtant un lourd passé derrière elles ! Appelées initialement îles du Diable à cause de leurs côtés rocheuses qui ont brisé les coques de plus d’un navire (on a même construit une piscine naturelle pour les bagnards pour éviter les courants et les requins !), elles sont rebaptisées îles du Salut après l’expédition de Kourou de 1764 (dont j’ai déjà parlé dans un des précédents articles). En fait, beaucoup des colons français envoyés en Guyane et décimés par les maladies trouvèrent refuge sur ces îles. Le bagne ne fut installé qu’en 1850 sur ces îles et plus généralement en Guyane. Lorsque la France décida d’ « assainir » les pénitenciers de Brest, Toulon ou Rochefort… Le gouvernement pensa alors que la main d’œuvre fournie par les bagnards allait permettre l’essor économique de la Guyane, quelque peu compromis par l’abolition de l’esclavage en 1848. Rappelons ici qu’au total 70 000 bagnards furent envoyés en Guyane jusqu’en 1938, 50 000 périssent, 1 400 s’évadent et seuls 300 s’établissent en Guyane après la fermeture du bagne, en sachant que la relégation les obligeait à rester en Guyane une fois la peine purgée. L’île Royale devient celle de l’administration et des condamnés de droit commun, l’île Saint-Joseph aux prisonniers récalcitrants et l’île du Diable les prisonniers politiques.  C’est grâce à des hommes politiques guyanais comme par exemple Gaston Monnerville que la déportation a pris fin. Depuis 1965, les îles appartiennent au CSG ce qui expliquent pourquoi y’a des légionnaires de garde en permanence…


Nous commençons notre visite par l’île Royale. Les bâtiments sont plus ou moins bien conservés à mesure qu’on s’approche de l’auberge des îles (à plus de 100€ la nuit, ça se comprend !). Comme dit, c’était l’île de l’administration où logeaient les gardiens et leur famille (sympa comme terrain de jeu pour leurs gosses !), on trouvait donc église, école, hôpital (bien sûr, les bagnards n’avaient pas le droit au même hôpital que les surveillants et étaient punis en cas de simulation…), administrations, élevage de porcs, boulangerie… Mais aussi plus d’une cinquantaine de cellules où le confort était plus que spartiate selon les condamnations : planche de bois, chaînes, obscurité totale, pas de toit… C’est assez émouvant de se balader en ces lieux, tout a été très bien restauré ou en tout cas préservé, on croirait que le temps vient de s’arrêter ! Petite visite intellectuelle dans l’ancienne maison du directeur transformé par le conservatoire du Littoral en musée de l’histoire du bagne. Aussi des cocotiers partout sur l’île, les bagnards en faisaient de l’huile de lampe et des brosses, attention 60 jours de cachot pour celui qui en voulait.
En milieu d’après-midi, direction l’île Saint-Joseph sur laquelle nous allons camper. Les vestiges sont moins préservés et d’autant plus poignants, la végétation a repris le dessus sur l’horreur du bagne… Pas facile de se dire qu’on plante son hamac ou qu’on pique une tête dans une telle ambiance sordide… ! Tant pis, c’est la seule île sur laquelle on peut dormir gratos et où on peut se baigner. Installation du campement (la nuit promet d’être dur pour certains dont le positionnement du hamac laisse à désirer… !), petit tour de l’île (nous visiterons les vestiges demain), baignade, ti’punch, goûter, re-ti’punch, lecture, discussion, magnifique coucher de soleil, corvée bois, BBQ (barbecue, je traduis), grillades, bananes au chocolat, nuit à la belle étoile… Splendide, cette journée Robinson !


Le lendemain, malgré nous (la nuit fut courte en tout bien tout honneur), réveil aux aurores pour assister avec d’énormes cernes au lever du soleil… Ensuite, re-dodo, p’tit déj’ et visite des vestiges ! Sieste, déjeuner, re-sieste, on décolle vers 15h, le catamaran nous attend pour le retour… Croisière planteur & bronzette en cette fin d’aprèm au large de Kourou… En début de soirée, départ pour l’Ouest, demain nous participons à une sortie du module FTH sur l’agriculture sur abattis. Plus de détails dans le prochain article… En tout cas, un week-end inoubliable dépaysant, cultivant, mélanisant (cure de soleil quoi !), reposant, relaxant… tout ce que vous voulez !


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Attention campus en ébulition !

 01-09-2008 -  Guyane française

Cette semaine, pas mal de mouvements sur le campus… ! Le départ de Benoît et de Paulette, 2 des stagiaires qui étaient sur le campus depuis déjà un petit bout de temps, 2 mois pour Benoît et 6 pour Pauline. Mardi après-midi, je suis allé à l’aéroport chercher Karim de la même promo que moi à Montpellier… Ca fait plaisir de retrouver un bon pote ! Le temps de lui montrer rapidement le campus et ses alentours, j’ai repris le terrain à Paracou, un peu moins fréquemment vu que j’ai mon rapport de stage à rendre fin de la semaine… ! Et ouais, je bosse tout de même (un peu) !


Jeudi soir, nous avons hébergé à Ebène Paul, un des participants au module FTH. Le restant de la troupe arrive le lendemain, avec notamment à son « bord » Félix et Kiki, deux 3ème année de Montpellier ! Paul, irlando-écossais de son état, est en post-doc à Montpellier et reste un peu plus d’un mois en Guyane après la fin du module FTH fin septembre… Chouette, un compagnon de week-end en plus ! Vendredi soir, pour l’arrivée du module FTH, gros apéro avec punch et plats typiques : colombo, poulet boucané, poisson boucané… Dommage que quelque chose soit pas passé et que j’ai passé ma journée du lendemain cloîtré au lit… ! Je vous passe les détails !


Heureusement, dimanche matin, remis de ma petite intoxication alimentaire (appelons un chat, un chat !), nous partons avec Hélène et Karim pour Cayenne et plus exactement le sentier de la Mirande, sur la route de l’aéroport. L’après-midi, nous devons chercher Marion, une participante du module FTH, une fifonne (encore une !).


En attendant l’arrivée de son avion, petit rando sympa dans les monts de Cayenne. Pour l’histoire, ce grand massif alimentait jusque dans les années 1940 les chaudières de la distillerie voisine. En 1994, tout le massif est classé réserve naturelle, c’est sans compter l’installation d’un relais hertzien de l’armée…  Cette réserve d’une superficie de 2 123 ha protège la dernière forêt primaire de l’île de Cayenne mais aussi d’autres milieux remarquables comme par exemple les savanes et les mangroves aux abords de la ville. Culminant à 243m (wouahhh !), le Mont Grand Matoury est le point le plus haut du littoral, hélas on n’atteint pas le sommet par le sentier. Chouette petit sentier de 2h30, dommage que l’observatoire ornitho et le point de vue sur Cayenne indiqués dans notre guide de randos soient introuvables… Après, vu qu’on a pas pu atteindre le point de vue, de la forêt, ça reste de la forêt ! Juste sympa de pouvoir trouver de la forêt primaire à 10min de Cayenne !


Direction l’aéroport pour récupérer Marion… La bonne heure de retard de son avion ne nous empêche pas de faire un petit crochet par Rémire et la plage des Salines ! La première baignade pour Karim et la fifonne fraîchement débarquée…


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Les ibis kussent...

 28-08-2008 -  Guyane française

Dimanche matin 4h, réveil aux aurores avec Hélène (en tout bien tout honneur bien sûr) pour assister à la finale de handball masculin des JO. Zou, après la victoire des Bleus, petite grasse mat’ et départ en milieu d’après-midi pour aller observer les ibis rouges sur le fleuve Sinnamary !


Pas grand’chose à dire, les photos parlent d’elle-même…  De jolis piafs inconnus au bataillon (en tout cas pour un inculte comme moi en ornitho), un bon ti’punch à mi-parcours, de la marmaille à rendre sourds mais surtout de magnifiques paysages en début de soirée, un somptueux coucher du soleil sur le fleuve !


Voilà, rien de plus à vous raconter si ce n’est quelques anecdotes naturalistes sur les ibis rouges… A la naissance, le jeune ibis est complètement noir ! C’est en se nourrissant de larves, crevettes, crabes… contenant quantité de caroténoïde qu’il va prendre sa robe rouge. Malheureusement, avant qu’on se décide à la protéger intégralement en 1986 en Guyane, l’espèce a beaucoup été chassée pour ses plumes et sa chair. Ah et pis merci Hélène pour certaines des photos !


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On a marché sur la lune !

 26-08-2008 -  Guyane française

Oui, je sais, je vous entends déjà, y’a un peu de laisser aller sur mon blog… Qu’est-ce que vous voulez ? Plusieurs raisons vont que j’ai pas eu l’occas de le mettre à jour… ! C’est vrai que c’est un exercice que je trouve toujours fort agréable mais qui demande d’avoir un peu de temps devant soi ! Trêve d’excuse… Je commence !


Ce week-end, on s’est un peu organisés à l’arrache mais finalement on a vraiment passés un week-end génial… !!! Vendredi soir, Hélène est rentrée de Sparouine soit un jour plus tôt que prévu ! Du coup, ça veut dire que demain samedi on va pouvoir bouger quelque part. Je dis quelque part parce que limite samedi matin, on savait pas encore ce qu’on ferait de notre journée ! Au final, on se décide pour aller sur la route de l’Est dans le coin de Régina où il y a de magnifiques savanes-roche (ou inselbergs comme vous voulez). Samedi matin, on se presse pas trop, petites courses habituelles au marché aux poissons et au marché du vieux bourg. Départ pour Régina vers 10h ! On a pas mal de route devant nous, c’est à 150km de Cayenne ! La route est plutôt difficile, on fait la connaissance du barrage routier de l’Est, rien à voir avec celui d’Iracoubou : barbelés, projecteurs, armes à feu, gilets pare-balles… Les gendarmes sont bien équipés pour vous accueillir. La proximité doit y être pour quelque chose ! Une fois arrivés à Régina, un chercheur du campus nous a conseillés de garer devant la gendarmerie, histoire de ne pas se faire tirer sa caisse ! Dis donc, c’est vraiment le Far-West ici ! On se promène dans Régina, notamment pour chercher quelqu’un capable de nous expliquer comment rejoindre les savanes-roche situées à proximité du village ! Quelque soit le moyen de transport utilisé : vélo, voiture, pirogue… Au final, personne ne sait nous renseigner pas même les 2 escadrons de gendarmerie présents dans la commune, soit quasiment autant de gendarmes que d’habitants ! En attendant de trouver quelqu’un pour nous guider, on visite l’écomusée de l’Approuague qui vient tout juste d’ouvrir. C’est aussi histoire d’avoir tout de même fait quelque chose de notre journée au cas où on trouverait pas les inselbergs. Faut dire que c’est plutôt mal parti ! Personne du village n’est capable de nous l’expliquer !


L’écomusée se trouve dans une bâtisse centenaire, la maison Aubin-Laigné, qui était à la fois une habitation des propriétaires de la scierie voisine, un commerce et un bar ! La commune de Régina très vaste puisqu’elle englobe toute la réserve naturelle des marais de Kaw vit un profond bouleversement au cours de la période esclavagiste. Régina voit alors l’installation de nombreuses habitations coloniales sur le bas Approuague (cacao, indigo, épices, coton, sucre…) à partir de 1855. Puis c’est la ruée vers l’or…, des comptoirs s’installent le long du fleuve. La commune compte alors jusqu’à 2000 âmes et connaît un essor commercial et industriel sans précédent : scierie, distillerie de rhum, essence de bois de rose. Depuis, l’exploitation aurifère a quasiment disparu entrainant un fort exode rural vers Cayenne. L’écomusée est vraiment bien fait, explications très claires, beaucoup d’objets d’époque… dommage que si peu de gens le visitent (l’animateur du musée s’était endormi quand on est arrivés !). Bon à savoir : visite gratuite pour les étudiants (ai bien fait de prendre la mienne !). Par contre, le mec est lui aussi incapable de nous expliquer comment se rendre aux inselbergs… On se rend finalement chez des piroguiers qui proposent des visites sur le fleuve. Tous sont quasiment partis sur le fleuve, on nous conseille de nous rendre à l’ONF. Ouf, le garde forestier nous explique comment nous y rendre ! Désolé, le point de départ restera secret…


Le garde forestier nous a expliqué que le layon conduisant aux inselbergs commence par un gros tas de pierres (type cairn dans les montagnes de métropole). On trouve le layon mais on voit pas le tas de cailloux… On s’inquiète pas trop mais on aurait du ! Effectivement, le layon est pas très bien tracé, comme des idiots, on est partis sans machette… Donc c’est un peu l’aventure pendant 2h ! On fait comme  le petit poucet à casser des branches et à accrocher de la rubalise aux arbres pour retrouver notre chemin sur le retour ! Au final, on tombe sur un chablis, à la suite duquel on perd le layon… Après avoir vainement tenté de continuer, on décide de faire demi-tour, dégoutés en se disant que le garde forestier va nous entendre si on repasse par le village ! En retournant vers la voiture en toute fin d’après-midi, miracle ! On trouve le fameux tas de cailloux !!! Seul hic, il va bientôt faire nuit et comme on est partis à la sauvage, pas de lampe de poche, pas de kit de survie… rien ! Tant pis, on tente quand même le coup… 45 min aller et 45 min retour nous a dits le gars de l’ONF. Du coup, on trace comme jamais à un rythme digne des boy-scouts & castors juniors les plus cinglés de la planète !


Et franchement, ça valait vraiment mais alors vraiment le détour ! Au départ, on savait pas trop où ça nous conduirait… Et après 45 bonnes minutes de marche, on tombe sur ces fameux inselbergs ! Un paysage lunaire en pleine Amazonie… Un promontoire rocheux au dessus de la canopée… Une vue magnifique sur les montagnes du Sud…Un instant chaleur puisque les roches font plus de 50°C ! Vue du ciel, la forêt guyanaise semble s’étendre à perte de vue et pourtant ! Ces inselbergs « littérallemand » îles-montagnes percent cet océan de verdure ! Ce sont des formations granitiques souvent en forme de pain de sucre, et culminant en Guyane, jusqu’à 700m. Ils abritent une biodiversité remarquable dans un écosystème pourtant particulièrement hostile : en 24h, des variations de température de 18 à 50° et d’humidité de 20 à 100% ! Ici, les plantes et les arbres se sont adaptés pour trouver la moindre source de nourriture : les racines courent le long des dalles rocheuses, les arbres ont leur écorce toute craquelée pour résister à la sécheresse. Ces écosystèmes sont les témoins d’une histoire mouvementée dans la forêt amazonienne due à des variations de climat, d’une époque où tout le sud de la Guyane était une vaste savane-roche. Ces paysages uniques au monde ne représentent plus qu’une dizaine d’hectares dans la région. Alors respect !


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Surinam, justitia, pietas & pides : jour 3 et 4

 22-08-2008 -  Guyane française

Samedi matin, nous trouvons malheureusement porte close devant la cathédrale… En travaux ! Tant pis, nous nous rendons au marché couvert. Marché qui a lieu tous les jours mais qui est plus animé le samedi matin car y’a plus de monde (campagnes aux alentours + guyanais…). C’est clair que ça change quand même du marché à Cayenne ou même à Kourou… Trouver du tatou ou même du singe sur les étals, avouez que c’est pas très commun… ! De quoi vous dégoûter d’être carnivore vu les conditions d’hygiène !!! Par contre, plein de fruits et légumes semblables à ceux qu’on trouve en Guyane mais beaucoup moins chers…On trouve aussi bon nombre de produits étonnants : coquillages, boules de terre blanche, billes de verre bariolées… il s’agit d’objets utilisés dans les rites magico-religieux bushinengués.  A l’étage (puisque c’est un marché à 2 étages !), tout un bric à brac : fringues, quincaillerie, matériel de pêche et de chasse, artisanat indien et j’en passe… Bon, ça ressemble pas mal à un marché guyanais sauf que les prix sont moins chers et que les vendeurs sont indiens ou javanais plutôt que chinois…


Dans l’après-midi, pas mal de marche (1 kilomètre à pied, ça use, ça use…) pour atteindre 2 temples hindous, perdus au milieu de nulle part… Pourtant, ils sont nombreux, publics ou privés, imposants ou de taille plus modeste, à accueillir la population hindoue de la capitale (les Hindous représentent environ 35% de la population surinamaise, rendez-vous compte… !). Bien sûr, sur ces temples hindous, la plupart des graphismes est inconnue du néophyte sauf peut-être le svastika qui fut plagié par le tristement célèbre IIIème Reich…


Samedi soir, nous trouvons finalement le resto indien qui nous avait fait nous égarer la veille au soir… Lui aussi perdu au milieu de nulle part, une carte incompréhensible (tous les plats en langue hindoue… !), un service digne d’un grand hôtel, de petites surprises à l’arrivée des plats dans l’assiette ou au paiement de l’addition (10% de service non inclus !). Mais néanmoins un très bon petit resto… bizarre tout de même de manger indien au milieu de l’Amérique du Sud !!!


Dimanche matin, avant de quitter la capitale vers midi, nous profitons encore de cette dernière matinée pour découvrir les incontournables de Paramaribo… Reste à accrocher à notre tableau de chasse, le marché aux orchidées, le jardin botanique et enfin le marché aux puces ! Le premier de ces 2 marchés se déroule dans l’enceinte même du jardin botanique de la ville… malheureusement laissé à l’abandon et dont on a tôt fait de faire le tour… ! Ce marché dominical est la spécialité des Surinamais d’origine indonésienne. De magnifiques orchidées à en faire pâlir les plus grands collectionneurs occidentaux… à mon sens. Pour finir notre dimanche matin dans la ville, le marché aux puces qui n’a de puces que le nom ! Plutôt un remake dominical du marché central de la veille… effectivement quelques vieilleries : de vieilles bouteilles de verre ou encore de vieux ouvrages en hollandais ! Mais tout ça est bien loin d’assouvir mes pulsions de chineur invétéré !!!


En fin de matinée, après avoir fait notre pactole, en route pour la gare routière, à proximité du marché central, où tout comme à Albina, quantité de chauffeurs de taxi nous sautent dessus pour nous compter parmi leurs passagers… Au final, faute de tarif suffisamment intéressant à notre goût, nous montons dans la voiture d’un habitant de Kourou qui va jusqu’à Albina et compte laisser sa voiture là-bas. Moyennant 10€ par pers. (comme à l’aller), nous atteignons non sans mal la ville-frontière après 3h de route et quelques ennuis mécaniques… (le pot d’échappement a voulu se faire la malle !). Notre chauffeur d’un jour, Raymond, le pro du klaxon (je l’appellerai ainsi pour la rime encore une fois…) nous a déposé au poste de douane d’Albina. S’en est suivi à nouveau une queue d’enfer pour la sortie du territoire surinamais (on a eu droit à un zoli petit tampon). Re-traversée du Maroni en pirogue… Et ensuite à Saint-Laurent, j’ai galéré pour trouver un moyen de transport pour rentrer sur Kourou. En fait, Hélène va à Sparouine le long du Maroni pour une semaine de terrain… Elle m’abandonne donc à Saint-Laurent. J’essaie la totale : taxis-co , stop, marche à pied (non quand même pas !). Au final, vers 17h (alors que nous poireautons depuis 15h près du bac…), je demande la charité à un chauffeur de bus qui veut bien me déposer à Kourou mais genre à une heure de marche du campus et moyennant 20€… (en gros, 5€ de moins que le prix du taxi-co entre Saint-Laurent et Kourou). Je dis oui vu que je n’ai aucune autre solution ! Ce bus ramène en fait sur Cayenne des membres du CE du Conseil général… Allez la bonne humeur allez allez ! Vive la fonction publique ! Arrivés à Kourou, le chauffeur du bus me demande finalement 25€, je lui explique que je n’ai que 10€ sur moi, il me laisse finalement descendre sans que je n’ai rien à lui payer… ! C’est bien ma veine ! J’arrive par chance à faire du stop jusqu’au campus… Arrivée à la maison (home sweet home…) vers 21h ! Demain Paracou… réveil 6h du mat’… ça risque de faire mal… !


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Surinam, justitia, pietas & pides : jour 1 et 2

 20-08-2008 -  Guyane française

Première semaine de bureau depuis bien longtemps, depuis le début de mon travail à Paracou en fait ! L’occasion pour moi de commencer la rédaction de mon rapport de stage (il serait temps d’y penser maintenant…), de prendre un peu de repos bien mérité et enfin de préparer mon long week-end au Surinam.


C’est vrai que mon rapport de stage occupe pas mal mon esprit ces temps-ci ! Faut dire que rédiger un mémoire au bout de seulement 3 mois alors que mon stage va durer au total 6 mois, ça fait un peu bizarre comme démarche pédagogique… La raison ? Le fait que mes 3 premiers mois en Guyane sont considérés comme un stage de 2ème année, exercice conclu par un rapport de stage, alors que mes 3 derniers mois ici constituent le début de mon année de césure, sans rapport écrit à rendre cette fois-ci… Toujours est-il que je suis bien motivé (il y en a fallu de la motivation !) à lire de la biblio, à relire les consignes de l’école, à faire un premier bilan de mon travail depuis 3 mois… J’avais déjà rédigé un petit quelque chose fin juin pour moi, pour me mettre les idées au clair pour la phase de terrain (un mix d’introduction et de matériel & méthodes si on veut…). Et ouais, comme mon stage se déroule dans un institut de recherche, mon rapport de stage devra prendre la forme d’un article scientifique ! J’explique pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion d’en lire (c’est pas chose facile, je vous assure, autant aimer la langue de Shakespeare version scientifique…) : introduction (rappel du contexte scientifique de l’étude en quelque sorte), matériel & méthodes, résultats – discussion, conclusion – perspectives. Je suis content, j’ai pas mal avancé la rédaction de l’intro et du mat & mét comme on aime à l’appeler ! Reste maintenant à savoir si mes maîtres de stage apprécient ma prose… ;) J’ai également profité pour attaquer l’analyse des résultats avec Bruno à l’aide d’un logiciel de programmation dont le joli nom n’est autre que R. C’est le même logiciel qui nous a permis d’échantillonner les individus sur lesquels j’effectue mes mesures sur le terrain et au labo. Pour mémoire, l’analyse des résultats est censée nous permettre de modéliser la vitesse de décomposition du bois mort et ceci en fonction de divers facteurs spécifiques (densité du bois, circonférence, hauteur…) et environnementaux (intensité de l’exploitation forestière, indice de lumière, topographie, présence de champignons, de termites xylophages…). Les premiers résultats ont l’air satisfaisant ! Je vous en dirai plus d’ici fin août – début septembre lorsque je finaliserai la rédaction de mon rapport…


Cette semaine au bureau m’a permis de préparer plus sereinement mon week-end au Surinam, week-end que je vais passer avec Hélène, toujours prête à partir à l’aventure avec moi (en tout bien tout honneur bien sûr…). Après les déboires de la semaine passée pour déposer les demandes de visas au consulat de Surinam à Cayenne, il nous a fallu cette semaine les récupérer ! Comble de malchance, nous ne devions pas les récupérer le même jour, la faute au hasard du tirage au sort…. Bref, Hélène avec extrême gentillesse a bien voulu aller chercher le mien mardi non sans avoir attendu devant le consulat. Par chance, elle a trouvé quelqu’un de Kourou qui allait au consulat le lendemain et qui par la même occasion pourrait récupérer le sien… Il était temps, nous partons le lendemain ! Le temps pour moi d’organiser un peu plus notre séjour sur place et notamment les sites que nous allons visiter…


Départ jeudi midi, direction dans un premier temps Saint-Laurent du Maroni où nous laisserons notre véhicule pour le week-end. En chemin, nous nous arrêtons chez un artiste saramaka qui fait de magnifiques sculptures sur bois, les tembés. Une fois arrivés à Saint-Laurent et après avoir garé la voiture en lieu sûr, nous nous rendons à pied au bac du Maroni. Nous ne prendrons pas le bac, c’est bien moins intéressant financièrement que de prendre un des nombreux taxi-pirogues qui proposent leur service au bord du fleuve… Bien sûr, il faut savoir marchander un peu, encore plus quand on est un métro, comprendre un blanc ! La traversée est magnifique, certes un peu épique, on en aurait presque le mal de mer (vu qu’on est tout proche de l’embouchure, il y a pas mal de courant) ! Remis de nos émotions « nautiques », nous débarquons juste à côté du poste de douane surinamais… Long file d’attente en ce début de week-end prolongé ! Le Surinam est un peu le paradis du shopping pour les Guyanais (fringues, alcool, essence, fruits et légumes…) alors il y a foule devant le poste de douane pour ce week-end du 15 août ! En sortant, on nous avait prévenus, les taximen d’Albina (la ville-frontière) nous sautent dessus pour qu’on choisisse leur taxi plutôt qu’un autre… S’en suivent pas mal de négociations tantôt en euros puis en dollars surinamais, d’âpres enguelades entre eux (commedia dell’arte je dirais plutôt !), bien sûr, ça marchande, ça nous dit qu’on arrivera très vite à Paramaribo avec lui plutôt que son collègue, ça nous prend nos affaires de force pour les mettre dans le coffre de leur taxi… Un mix entre un zouk marocain et une négociation boursière à Wall Street, le tout dans une petite bourgade du Surinam ! Imaginez le topo…


Finalement, nous choisissions John que j’appellerais par la suite « John fan de gros son », vous comprendrez pourquoi… Un peu à l’égard de l’arène de marchandage que je vous ai décrite ci-dessus, il a proposé de nous emmener jusqu’à la capitale pour 10€ par personne, pas mal, le tarif normal avoisine plutôt les 12.5-15€ par pers. ! On devient progressivement des pros du marchandage, paraît qu’ici il est de rigueur, ça tombe bien pas comme en Guyane ! Nous montons à trois dans son taxi, avec un Français rencontré à la douane qui part randonner dans un des nombreux parcs naturels du Surinam. Nous demandons peu après le départ à John fan de gros son de rouler doucement… on s’est renseignés, paraîtrait que les chauffeurs de taxi ici adorent taper des pointes de vitesse à 150 sur une route complètement délabrée ! Rapidement, on comprend les mises en garde, la route est pleine d’ornières… malgré tout, ça n’empêche pas les chauffeurs de rouler comme des tarés avec du ragga-reggae plein volume à t’en décoller les tympans. Dans la voiture, quelques discussions en anglais avec John sur le Surinam en général, son frangin parti travailler en Guyane, les bons plans à Paramaribo… L’anglais n’est pas la langue officielle (c’est le néerlandais) mais il est parlé couramment. Comme en Guyane, le Sranan Tongo (souvent appelé à tort le taki-taki) est aussi largement parlé même si c’est au départ un dialecte noir-marron. Savant mélange d’anglais, de hollandais, de portugais, de hébreux… très beau à écouter mais très dur à comprendre… !


Nous arrivons à Paramaribo la nuit tombante. Le paysage le long de la route n’avait rien d’exceptionnel mais on remarque déjà pas mal de différences avec les paysages guyanais. Beaucoup plus de petits hameaux et de cultures sur abattis au bord de la route, une mixité ethnique déjà très apparente… Juste avant la capitale, un immense pont de plus de 2km et surtout très haut pour laisser la voie libre aux cargos transatlantiques. Après 2h30 de route depuis Albina, le soleil se couche sur la ville, beaucoup de circulation, ça a déjà l’air plus vivant qu’en Guyane… Premier point positif !


John nous dépose devant la guesthouse (chambres d’hôte si on veut…) dans laquelle nous allons poser nos hamacs pour 3 nuits. La guesthouse est tenue par un couple de Français vraiment adorables, petits déj’ pantagruéliques, immense bibliothèque, de bons conseils pour la visite du centre-ville…, un cadre très agréable à 2 pas du centre historique et surtout très « famille ». Certes, l’option hamac est un peu roots mais à 13€ la nuit avec ptit déj’, difficile de trouver mieux (beaucoup des guesthouses étaient déjà complètes en fait… pour ce long week-end, les touristes comme nous en profitent aussi !). Et pis l’aventure, c’est l’aventure comme on dit ! La maison est classé monument historique comme quasiment tout le centre historique de la ville… Autant dire que ces murs ont du en voir des routards et des voyageurs ! Une fois nos hamacs installés, nous décidons d’aller casser la croûte en centre-ville. 10-15 min depuis la guesthouse et on se retrouve devant le place de l’Indépendance, centre névralgique de la capitale. Les quelques bâtiments publics entourant la place (palais présidentiel, assemblée nationale, ministères) sont illuminés, cela nous donne l’occasion d’avoir un premier contact avec l’architecture du pays, très en lien avec le passé colonial du Surinam, indépendant (seulement) depuis 1975. Paramaribo est bien craignos en soirée que Cayenne. Pour preuve, après nous être égarés assez rapidement (un problème d’échelle semble t’il, on a cru que le centre serait plus grand à parcourir…), nous nous retrouvons devant le marché couvert, quartier pourtant déconseillé aux touristes la nuit ! Mais rien de bien méchant à signaler… N’empêche que notre ventre commence tout doucement à crier famine, marche arrière sur Waterkant où de nombreuses terrasses populaires proposent de petits plats à manger sur le pouce à toute heure du jour et de la nuit…   Repas créole (poulet, riz, banane) le tout bien évidemment arrosé d’une Parbo, la bière nationale !


Le lendemain, réveil aux aurores (vers 7h si mes souvenirs sont bons, alors qu’on est en week-end…), faut dire que notre programme est chargé : aujourd’hui, c’est visite de musée et balade dans le centre historique ! D’emblée, on est saisi par le côté « hors du temps » du vieux centre. Bien qu’à portée de pirogue et de taxi en quelques heures seulement, c’est vraiment un tout autre contexte que la Guyane. Déjà un tout autre contexte ethnique puisque, étrangement, les hindous et les javanais représentent la majorité de la population du fait du passé colonial hollandais… Mais historique puisque le pays est passé tour à tour entre les mains des Espagnols, des Hollandais, des Français, des Anglais et à nouveau des Hollandais. Ensuite, dans le centre de la capitale, au niveau architectural, on se croirait téléportés au bord d’un canal à Amsterdam avec ces maisons faites de bois et de brique! A noter que le centre-ville historique de Paramaribo est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2002.


Notre ballade débute à la place de l’Indépendance, Onafhankelijkheidsplein en hollandais (à vos souhaits !), c’est ici que la population se rassemble à chaque fois qu’un évènement national a lieu, par exemple la célébration de l’indépendance chaque 25 novembre. Sur cette place, chaque dimanche matin, se retrouvent des collectionneurs de Picolets, de petits oiseaux granivores pour sélectionner les meilleurs chanteurs en quantité et en durée… On y a fait un tour dimanche matin mais y’avait pas grand’monde, c’est peut-être pas la saison… !


Tout autour de la place, beaucoup de ministères (justice, finances, environnement…) et surtout le palais présidentiel ! Le plus étonnant est de pouvoir se promener librement tout autour de ces bâtiments laissés très peu gardés… Il se trouve que le président actuel n’y réside plus ! C’est ce qui explique pourquoi tous ces bâtiments sont quasiment laissés sans surveillance… Petit détail historique : sur le fronton du palais, on reconnaît les armoiries de la Société du Suriname, propriétaire du pays à partir de 1667, société privée dirigée entre autres par la compagnie des Indes hollandaises et la ville d’Amsterdam. Autre originalité sur cette place, le ministère des finances. Censé abriter au départ la mairie de la ville, le bâtiment abrite désormais un ministère car la femme du maire trouva que la tour de 36m du bâtiment n’était pas à la hauteur de son titre de femme du maire de Paramaribo… Ah ces nanas, toujours avides de modestie !


Après un rapide crochet à l’OT de Paramaribo à l’accueil très sympathique mais malheureusement trop peu garnie, nous nous rendons dans le quartier du fort Zeelandia. Le fort en lui-même abrite désormais le musée national alors que les anciennes annexes du fort abritent des organisations à vocation culturelle. Au départ, ce fort défendait le port de commerce créé initialement par les Français. Ensuite, il a occupé le rôle de prison d’état. Dans l’actuel musée, pas mal de choses intéressantes : historique des plantations de café, vestiges archéologiques amérindiens, reconstitution d’une pharmacopée traditionnelle…Après cette visite culturelle, direction le quartier touristique de la capitale et notamment l’hôtel Torarica, le plus luxueux de la capitale. Ses jardins sont ouverts à tous, de quoi profiter d’une promenade bien agréable, certes au milieu des touristes hollandais endimanchés mais bon, ça fait tout de même du bien de revenir un peu à la civilisation occidentale au cours de ce week-end à la routard…


Nous nous dirigeons ensuite au Palmentuin, l’ancien jardin du palais présidentiel. Assez surprenant d’ailleurs d’y voir de profonds canaux chargés de prévenir les attaques des esclaves qui séjournaient dans les environs. Ce parc joue actuellement un rôle majeur dans le paysage de la capitale, eh ouais, c’est le seul parc public du centre historique… ! Qui a dit que j’allais trop dans les détails ?!?


A midi, nous comblons notre hypoglycémie au Mix-Food. Ici, la gastronomie elle aussi est le fruit d’une riche mixité culturelle… Cuisine indonésienne, thaï, créole, amérindienne, européenne… Nous tablons sur du poisson frit, du riz et une soupe à la cacahuète très… bourrative ! Dans l’après-midi, après le coup de chaud de 14-15h, nous commençons l’itinéraire historique du centre-ville proposé par l’UNESCO. Presque toutes les maisons sont en bois et ont un balcon en colonnade. Autrefois, tout Paramaribo avait cet aspect mais l’absence d’entretien, les nombreux incendies, le travail des termites conjugué à celui des promoteurs immobiliers insensibles au patrimoine ont rapidement la capitale surinamaise. On tombe sur une église Réformiste octogonale dont la particularité est que ses bâtisseurs ont utilisé les pierres tombales gravées d’un cimetière voisin pour en construire le sol…  Juste à côté, la cathédrale St Petrès et Paulus, le plus grand édifice en bois de toute l’Amérique du Sud avec 49m de haut. Malheureusement, on ne peut pas la visiter actuellement, elle est en rénovation depuis plusieurs années. Pour rester dans le religieux, nous atteignons toujours sous le cagnard la synagogue et la mosquée qui ont la particularité, comble de l’actualité géopolitique, de se situer l’une à côté de l’autre… ! Beaucoup de Juifs sont venus se réfugier en Guyane puis au Surinam (après avoir été chassés par les Français…) à la fin du 15ème siècle, suite à l’Inquisition en Espagne et au Portugal. Pour ce qui est de la mosquée, suite à l’abolition de l’esclavage en 1863, les esclaves ont pour beaucoup quitté les plantations. Le gouvernement a alors invité un grand nombre d’immigrants, parmi lesquels de nombreux Hindous et musulmans venant des Indes anglaises. Preuve de la tolérance surinamaise, les minarets restent ici muets, pas d’appel du Muezzin… !


Plus loin, nous rejoignons le centre commercial avec notamment le marché couvert et les nombreux magasins de vêtements dans lesquels les Guyanais adorent faire du shopping…  Nous irons y faire un tour demain !


Pour terminer notre ballade dans le centre de Paramaribo, terminus au Waterkant, le lieu de détente préféré des habitants de la capitale, où nous avons mangé hier soir… Cette avenue abrite les plus belles maisons de la capitale. C’était à l’époque coloniale la vitrine de la ville sur le monde marchand. Les négociants y possédaient des comptoirs permettant ainsi à la ville de prospérer ! Au début, il n’y avait pas de débarcadère. Les navires mouillaient au large et de petites embarcations livraient les marchandises directement sur les comptoirs des différents marchands.


En soirée, nous essayons en vain de trouver un resto indien… Après nous être perdus dans les quartiers plutôt chauds de la capitale, direction un resto brésilien… Classique : poisson frit et riz ! Simple mais nourrissant !


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Je vais mettre un cierge à Saint Élie...

 11-08-2008 -  Guyane française

Exit la chanson de Mes Souliers sont Rouges dans laquelle ils mettent un cierge à Sainte Cécile, la patronne de la gratouille… ! Cette semaine, c’est Saint Élie qui est à l’honneur ! Vous comprendrez bientôt pourquoi !


Cette semaine, première semaine de terrain tout seul, enfin pas complètement tout seul : Onofé est toujours présent à l’appel et Jean-Mi se libère quand il peut c’est-à-dire quand il n’est pas avec ses termites… Lundi, j’ai débuté le bloc sud tant attendu à Paracou ! Théoriquement, c’est le dernier bloc que j’entame avant la fin de la phase de terrain. Je dis bien théoriquement… et pis quand bien même ça fait 4 parcelles à échantillonner. Aujourd’hui, Bruno, mon maître de stage tout jeune papa et son cousin, le parrain du petit Rémi, m’ont exceptionnellement accompagné. Ca fait toujours plaisir d’avoir un coup de main même si c’est une journée de repérage, un peu moins fatigante que les journées d’échantillonnage car pas de prélèvements à transporter, par contre plus de marche à avaler !


Mardi, ma toute première journée de travail vraiment tout seul avec Onofé… Eh ben mon vieux ! C’est vraiment pas de la tarte… Beaucoup moins d’arbres échantillonnés, plus de temps passé pour les mesures de chaque individu, bref, des journées encore plus longues et plus crevantes ! Mon genou ne va vraiment pas en s’améliorant. Je pense aller consulter un orthopédiste d’ici peu et peut-être adopter un rythme de travail un peu plus cool à l’avenir, avec notamment moins de travail en forêt. Par chance, Jean-Mi a pu se libérer ce mercredi pour m’accompagner sur le terrain. En échange de ses coups de main à répétition, je lui ai proposé de l’accompagner le lendemain dans la zone de relâché du barrage du Petit-Saut. Entre temps, dans la soirée de mercredi soir, j’en aurais profité pour déménager de Parcouri. En effet, la maison d’un chercheur du campus parti en vacances en métropole, Ébène, qui était jusqu’alors gardé par François et Carolin est maintenant déserte et a besoin d’un « gardien » jusqu’à début septembre. Avec Benoît, mon colloc, nous décidons de relever le défi si on peut parler de défi… lol. Chambres spacieuses, bureau de ministre, grande terrasse, cuisine de grand chef… Un agréable pied à terre vous me direz sauf que la maison est envahie de fourmis rouges et que la présence d’une télé avec le satellite me fait craindre le pire (notamment pendant les JO qui commencent la semaine pro… !).


Jeudi, départ matinal pour Petit-Saut avec Jean-Mi. Le barrage EDF de Petit-Saut a malheureusement tout d’un désastre écologique. Sa mise en route a défrayé la chronique en 1994. En effet, la mise en eau du barrage a inondé quelques 310 km² de forêt amazonienne où vivait une très importante faune sauvage. On parle de zone de relâché puisqu’une vaste opération a été menée pour tenter de sauver les animaux de la noyade et de les relâcher un peu plus loin. L’inondation en plus de provoquer le déplacement de bon nombre d’animaux a également entraîné une pollution « naturelle » sur le fleuve Sinnamary du à la décomposition des matières végétales. A vrai dire, ce site ne vaut vraiment pas le détour à moins qu’on soit passionné d’hydroélectrique ce qui je regrette n’est pas mon cas… A hauteur de la zone de relâché, Jean-Mi a abattu un arbre, en l’occurrence un yayamadou (désolé, aucune idée du nom scientifique !), la débitait en bûchettes, qu’il a ensuite réparties en 15 tas en bas de colline et 15 autres en haut de colline. Son expérimentation consiste à observer tous les 15 jours les espèces de termites présentes sur ces différents tas de bois et de prélever une quantité suffisante d’ouvriers et de soldats de chacune de ces espèces pour ensuite faire des analyses systématiques et isotopiques au laboratoire. A suivre ! Il a mis d’autres expérimentations en place tout le long de la RN1 entre Kourou et Paracou pour voir si l’environnement proche a une influence sur l’arrivée et la succession de colonies de termites en milieu naturel.


Perso, quand j’aide Jean-Michel, c’est tranquille en tout cas déjà plus qu’à Paracou. En gros, je note ces observations et mets des petits bouts de papier dans ces tubes de prélèvement. Pas sorcier ? C’est également l’occasion de discuter avec lui de sujets aussi variés que la Guyane en général (il est guyanais), de ses études universitaires en métropole, du CNRS pour lequel il effectue sa thèse, de la recherche en général… Après le travail en matinée, direction le barrage à proprement dit. Rien d’exceptionnel, on le voit de très loin, rien de comparable avec le barrage duquel saute Pierce Brosnan dans Goldeneye ! J’étais très déçu d’un coup… N’empêche qu’on s’est octroyé un petit pique-nique et une baignade en zone interdite (rien de dangereux je vous rassure même si ça fait bizarre de se baigner près d’un barrage, en amont je précise !). Le paysage est assez particulier, je dirais pas lunaire mais de voir tous ces arbres morts encore sur pied à la surface de l’eau, je sais pas, c’est indescriptible !


Pas suffisamment rafraîchis de notre baignade au barrage, sur le retour, nous nous arrêtons encore une fois en zone interdite, cette fois la crique Crabe. Une ancienne carrière qui appartient au club de plongée de Kourou… Eau presque turquoise du fait de la réfection du soleil et des fonds blancs (pas du sable mais une pierre qui a servi à la construction du barrage). Bref, une petite journée pépère sans trop de pression.
Vendredi matin, réveil encore une fois matinal (j’en deviens quasiment habitué !). Cette fois, ça a fleuré les 5h du mat’ ! Pour pouvoir partir pour Cayenne avec la miss Hélène et surtout arriver suffisamment tôt devant le consulat du Surinam pour faire établir nos visas pour le week-end du 15 août… Eh ben mon vieux ! (phrase préférée de ce cher Onofé) Arrivés à 7h devant le consulat une file d’attente de près de 100 personnes, autant dire que les premiers étaient là bien avant 5h… En attendant l’ouverture des portes à 9h (sic !) et pendant que l’un de nous 2 reste dans la file d’attente, nous en profitons à tour de rôle pour faire quelques commissions en centre-ville. Je passe à la maison du Parc Naturel Régional récupérer quelques petits souvenirs, fais un saut à l’agence de voyage pour me renseigner pour mon « périple » Cayenne – Lima pour rejoindre Chacha et Juanitette au Pérou fin novembre.  Hélène aussi a quelques courses à faire et des rdv pour son stage. A 9h, ouverture des portes enfin et, surprise, distribution de tickets comme la boucherie ? Késako ? 50 tickets de distribués alors que près de 150 personnes poireautent pour certains depuis 5h du matin… On comprend ensuite que chaque ticket donne droit à 5 demandes de visas. On trouve chacun une personne qui a encore « de la place sur son ticket ». Problème, il appelle toutes les heures une dizaine de tickets seulement pour déposer à l’intérieur les demandes de visas, les passeports, les photos…, autant dire qu’avec des numéros proches du 40 et du 50, on en pour la matinée ! Deuxième problème, nos visas ne nous seront pas délivrés le même jour… Moi mardi et Hélène mercredi. Et hop, 2 aller-retours Kourou/Cayenne en prime ! Finalement, vers 13h30, nos 2 demandes de visas sont déposées, c’est alors que nous assistons au début de la distribution des visas aux personnes qui en avaient fait la demande 48h auparavant et ben (pas mon vieux cette fois-ci) ça promet de jouer des coudes et d’être folklo !


Après nos mésaventures consulaires de la matinée, dira t’on, direction le Bananier près de la plage de Rémire pour notre pause déjeuner. Fricassée de poulet pour Hélène et poisson salé pour moi, le tout accompagné de bananes frites, de riz, de lentilles, de dashins… et surtout de la spécialité de la maison, le foufou… J’ose à peine vous en détailler le contenu : dashins, bananes, épinards, crevettes, lard, queue de cochon… Ah, ce petit mélange sucré-salé, un régal… non, c’est pas vrai ! Bien sûr, nous en avons profité pour pique-niquer à la plage, on ne change pas nos bonnes habitudes… En promenade digestive, direction les salines de Montjoly. Malgré son nom, le site n’a jamais l’objet d’une exploitation pour le sel mais par contre cette zone lacunaire en bord de mer est traversée d’un sentier aménagé par le Conservatoire du Littoral au milieu de la mangrove, des marais côtiers et de la végétation dunaire.


En fin d’après-midi, encore un rdv à l’ONF de Cayenne, cette fois-ci avec un jeune diplômé de l’ENGREF qui travaille depuis peu en Guyane sur la certification écologique et durable des bois tropicaux. Ce fut encore une fois l’occasion de parler de son métier d’ingénieur à l’ONF après en avoir discuté avec le directeur régional, de peut-être susciter une vocation (qui sait ?) et enfin de dégoter 2-3 bons contacts pour après l’école… Pour finir notre journée à Cayenne, encore un peu de shopping en centre-ville avec un petit crochet par le glacier ! Nous en ferons d’ailleurs de même en arrivant à Kourou : glace papaye, kiwi, rhum-bananes en guise de dîner… Pas très diet mais quel régal !


Soirée télé, début des JO oblige… Ici, le direct commence vers 22-23h pour assister aux compétitions du matin en Chine. En quelque sorte, je regarde aujourd’hui les compétitions de demain… Vous me suivez ? Vu que je me suis attardé jusqu’à tard devant un match de hand féminin France – Angola captivant (heu.. pas vraiment), le réveil fut un peu difficile samedi matin, disons… vers 12h30. A peine le temps d’ouvrir les yeux,  direction l’ouest pour la piste dite de « Saint Élie » après Sinnamary !


En route, nous avons le bonheur de croiser une course cycliste… Et qu’en Guyane, le réseau routier se limite à… une route, ça a tôt fait de bloquer la circulation ad aeternam ! Claire qui a pu apprécier le tour de Martinique doit certainement compatir… ! Arrivée à SaintÉlie en fin d’aprèm, juste le temps pour nous de faire la seule rando balisée du coin. La piste devait rejoindre un village d’orpailleurs dans les années 60 mais le projet n’arriva jamais à terme et le sentier qui permettait d’atteindre le village à pied est maintenant sous les eaux du barrage du Petit Saut…  Ensuite, on devait y construire une usine de pâte à papier mais on se rendit compte sur le tard que ce n’était pas rentable d’exploiter les 15 000 ha d’arbres plantés précédemment à cet effet… ! Enfin, dans les années 80-90, le CIRAD notamment mit en place un programme de recherche sur ce site, notamment sur les fruits tropicaux, sur l’effet de la déforestation sur la propagation des maladies tropicales, sur l’érosion en forêt et la croissance des arbres. Tous ces projets sont désormais à l’abandon… toutefois, le verger et le carbet de l’IRD sont toujours là ! On en a donc profité un max !

Après nous être installés dans l’ancien carbet IRD perdu au bout de la piste goudronnée et à proximité d’une petite crique, nous avons rapidement fait le tour du sentier de découverte du site. L’intérêt de Saint Élie est de pouvoir accéder très facilement à la forêt primaire mais également à d’autres écosystèmes caractéristiques de la Guyane : savanes au début de la piste, pâturages de zébus, cultures sur abbatis, vergers d’agrumes… Autant vous dire qu’on en a profité pour faire le plein de fruits : citrons, pamplemousses, pampelos, citrons, oranges… Le verger est abandonné, il est accessible à tous les cueilleurs en manque de prise ! En soirée, session baignade à la crique, poulet façon trappeur (big up aux feux de camp scout) à la vache qui rit (beurhhh !), bananes braisées au nutella, séquences vidéo (on s’amuse comme on peut), vaisselle à la lumière de la lune… Bref, de quoi précéder une bonne nuit de sommeil ! Le lendemain, encore une petite baignade à la crique, on plie bagages, on refait une session cueillette au verger abandonné du CIRAD et direction la crique Toussaint en fin de matinée pour un dernier plongeon avant le retour pour Kourou… Dommage que des gendarmes mobiles aient choisi ce jour-là pour leur barbecue mensuel et tout ce qui suit (grosse sono, glacières pour régiments…). Trève de mesquineries, dans l’après-midi, de retour à Kourou, rapport de stage (un peu !) et JO (beaucoup !).  En somme, un petit week-end à la campagne fort agréable ! La semaine prochaine, pas de terrain, je crois que j’ai vraiment besoin de faire une pause, mon genou en a bien besoin… et peut-être qu’il serait temps de commencer mon rapport de stage !!! Mais ça, c’est une autre histoire…
 


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